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Nzickonan Stéphanie

Nzickonan Stéphanie

(Agence Ecofin) - Au cours de l’année 2020, le projet d’alimentation en eau et d’assainissement rural va lancer les travaux d’approvisionnement de 60 villages camerounais en eau potable, a-t-on appris au cours de la toute première session du comité de pilotage de ce projet gouvernemental.

Doté d’une enveloppe globale de 30 400 000 USD, ce projet permettra de construire 80 châteaux d’eau d’une capacité globale de 8900 mètres cubes, 995 bornes-fontaines, 242 km de tuyauteries. Il est également prévu l’installation de panneaux solaires dans les stations de pompage.

Ce projet, qui s’étendra sur une période de 4 ans, contribuera à améliorer le taux d’accès à l’eau potable au Cameroun, qui est de seulement 45% en milieu rural, contre environ 77% en zone urbaine, selon une étude de l’Institut national de la statistique (INS) datée de 2018.

Alors que le changement climatique entraîne des pluies diluviennes dans certaines régions d'Afrique, elle se traduit par une sécheresse persistante sur son cône sud.

Après trois années de pénurie en eau, la situation a atteint à l'été austral 2017-2018 (l'hiver dernier dans l'hémisphère Nord) un niveau critique dans la ville du Cap (Afrique du Sud).

Face à la presse lundi dernier, Lindiwe Sisulu, la ministre sud-africaine de l'Habitat et de l'Eau, a tenté tant bien que mal de peser chacun de ses mots. Objectif : ne pas créer la panique. Pourtant, l'heure est grave. L'Afrique du Sud connaît un stress hydrique inédit après un été anormalement chaud et sec, une pluviométrie inférieure à la moyenne et une augmentation de la consommation d'eau. Les niveaux des barrages à travers le pays ont chuté de 10 à 60 % par rapport à 2018, selon un rapport récent du département des eaux.

Pire sécheresse de l'histoire

« Les précipitations sont de plus en plus difficiles à prévoir. Ce que nous constatons, à l'instar d'autres régions du monde, c'est que la saison sèche devient plus longue, plus rude et plus intense. Le changement climatique est une réalité et affecte l'Afrique du Sud », a expliqué la ministre, citée par l'AFP. Or l'accès à l'eau dépend de trois facteurs distincts, mais interdépendants. Le premier et le plus évident est le niveau des précipitations. Le deuxième est la conception des systèmes de distribution d'eau et le troisième est la manière dont les gens réagissent lorsqu'il y a pénurie. Pour éviter le pire, les autorités ont décidé de prendre les devants. « Nous travaillons dur pour éviter le redoutable phénomène du jour zéro et nous avons donc annoncé des restrictions d'eau », a fini par lâcher Lindiwe Sisulu au bout d'un long face-à-face avec les médias. Officiellement, les autorités sud-africaines ont imposé des restrictions d'eau dans les principales villes du pays. Résultat : plusieurs zones du centre et du nord du pays ont été privées d'eau ces derniers jours alors que l'Afrique du Sud est en proie à une vague de chaleur. Un scénario qui n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé l'an dernier dans la ville du Cap, à la pointe sud-ouest de l'Afrique du Sud, 4 millions d'habitants. En 2018, la ville a échappé de justesse au jour zéro, au prix de restrictions d'eau drastiques toujours en vigueur. Selon Garth Sampson, porte-parole du bureau météorologique sud-africain de Port Elizabeth, « nous devons faire passer le message. C'est terrible. Cela ne va pas disparaître. Beaucoup de records sont battus ».

La Côte d’Ivoire vient de se doter d’une Association Nationale Toilettes pour tous (ANT-CI). L’Assemblée Générale constitutive a eu lieu le mercredi 30 octobre 2019, dans les locaux de l’Office National de l’Assainissement et du Drainage (ONAD), en présence du Directeur Général de cette structure étatique, et du Directeur Exécutif de l’AAE. À l’issue des Elections, Mlle Sié Julienne, ingénieure hydraulicienne à l’ONAD, a été portée par ses pairs à la tête de l’association pour un mandat de trois ans.

L’ANT—CI est une émanation de l’Organisation Mondiale des Toilettes, fondée en 2001, et qui vise à constituer un réseau de toutes les organisations sanitaires et d'assainissement, afin de partager les savoir-faire, de peser dans les médias et d'influencer les gouvernements, pour la mise en œuvre de politiques de santé publique et d'assainissement plus efficaces.

En effet, selon le rapport du Programme commun OMS-UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement 2017, environ 60 % de la population mondiale, soit 4,5 milliards de personnes, n’ont pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments, et 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air, et sont privées de sanitaires. Les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.

Pour contribuer à l’atténuation de cet état de fait, en favorisant l’accès à des toilettes pour tous, le Conseil Scientifique et Technique de l’AAE à travers son comité spécialisé en charge de l’assainissement, a incité ses membres à créer des associations Nationales des Toilettes dans leur pays. Ainsi celle de la côte d’ivoire vient s’inscrire dans un contexte local marqué par 22% de la population totale, soit 3,5 millions de personnes, pratiquant la défécation à l’air libre (MICS, 2016) . L’ANT entend ainsi contribuer à l’objectif du gouvernement, qui prévoit éradiquer totalement la pratique de la défécation à l’air libre en milieu urbain, et la faire reculer en milieu rural de 51% à 15% d’ici 2030.

La nouvelle présidente de l’ANT a remercié ses pairs pour le choix porté sur sa personne et lancé un appel à l’unité de tous les acteurs de l’assainissement afin d’atteindre les objectifs fixés par l’association.

Du 15 au 17 Octobre 2019, s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la première Assemblée Générale de l’Association Panafricaine des Acteurs de l’Assainissement Autonome (APAA). Cette rencontre, qui se voulait une réunion de coordination, d’orientation et de suivi de l’état d’exécution du plan d’action de l’APAA, a vu la participation d’une cinquantaine de représentants d’associations de vidangeurs d’Afrique, ainsi que des partenaires.

Pendant 2 jours, les acteurs de l’assainissement ont discuté de la situation et des besoins de l’assainissement non collectif dans chacun de leurs pays, évalué le niveau d’exécution du plan d’action de leur association et se sont accordé sur les attentes de l’APAA vis-à-vis des gouvernements, des partenaires.

À l’ouverture de l’AG, le président de l’APAA, M Ibra SOW, a invité ses pairs à l’action : agir pour faire face à la vétusté des équipements, pour une meilleure qualité des services, pour une généralisation de la vidange mécanique, pour une formalisation des acteurs et pour que dans toutes les villes d’afrique, il existe des stations de traitement des boues de vidange. Il a affirmé sa conviction que cette assemblée générale sera le déclic pour des lendemains meilleurs dans le domaine de l’assainissement.

Monsieur Sylvain USHER, Directeur Exécutif de l’AAE, s’est, quant à lui, dit admiratif des témoignages rendus par les vidangeurs eux-mêmes, comment grâce à l’Association, leurs activités qui, jadis, étaient considérées avec mépris, soient devenues sujets d’intérêt dans leurs différents pays, et qu’ils soient de plus en plus associés aux projets d’amélioration de l’assainissement. Il les a invités à aller de l’avant, pour faire progresser le niveau de l’assainissement en Afrique.

Représentant le Ministre de l’assainissement et de la salubrité, M. AKA Lambert a annoncé la volonté du ministère d’accompagner les vidangeurs de Côte d’Ivoire mais également d’accompagner l’APAA en général.

De l’avis des participants, cette rencontre a été enrichissante. Les échanges qu’ils ont eu entre pairs leur a permis de comprendre les réalité des autres pays, d’ajuster leur plan d’action et d’avoir des armes pour mener le combat dans leur pays respectif. Ils ont émis le vœu de la régularité de telles rencontres pour que tous progressent ensemble. L’assemblée générale de l’APAA s’est achevée avec le lancement de l’initiative "une ville, une Station de Traitement des Boues de Vidange".

L’Association Panafricaine des Acteurs de l’Assainissement Autonome (APAA) a été portée sur les fonts baptismaux, le 17 février 2019, à Cape Town en Afrique du sud, en marge de la conférence Internationale AfricaSan5/FSM5.

Ingénieur des techniques en Bâtiment et Travaux publics, Tibus Kouadio est le patron d’une société de prestation immobilière. Avec un personnel de 25 employés, il conçoit des plans d’architecture, réalise des études de faisabilité techniques et supervise des chantiers de construction.

En effet, les affaires marchaient assez bien pour lui jusqu’à ce qu’il atteigne des bénéfices de près de 20 millions. Subitement, tout s’est arrêté. Les marchés sont devenus de plus en plus rares. Un ensemble de difficultés qui l’ont conduit à la crise, l’obligeant à garder que 5 postes sur l’ensemble de son personnel. Ne pouvant plus supporter les charges d’entretien, Tibus a cédé une partie de ses biens pour faire face à ses charges et continuer de soumissionner à des marchés publics.

Se rendant à la mairie d’Abobo pour une formalité administrative, Tibus découvre sur un tableau d’affichage, l’appel à proposition du projet SSD en vue de recruter des TPE intéressées par le marketing de l’assainissement. « Je me suis dit pourquoi ne pas essayer » a-t-il confié. Le projet de prestation de services d’assainissement (SSD) financé par USAID, collabore avec les mairies pour mettre en place une chaine d’approvisionnement locale. L’objectif est de former et engager le secteur privé dans la fourniture de services d’assainissement ‘’SaniPlus’’* aux ménages à faibles revenus à travers une prestation commerciale. A la suite du processus de sélection, Tibus est retenu et entame sa formation sur la construction des produits d’assainissement ‘’Sani Plus’’. Le niveau de qualité avec lequel les ouvrages sont réalisés et le procédé utilisé pour la réalisation de puits perdu avec des buses en béton sont pour lui innovants et porteurs.

Travailleur et respectant les standards de qualité de la marque, Tibus a commencé à se faire un nom dans le secteur du marketing de l’assainissement. Il réalisait de plus en plus d’ouvrages bien que les revenus générés par la vente des produits Sani Plus étaient assez inférieurs aux coûts de réalisation des grands chantiers immobiliers. « Je préfère gagner un peu un peu chaque jour, que gagner gros une fois et ne plus rien avoir après », tels sont les propos de cet entrepreneur.

Avec ses économies, il créé une seconde entreprise exclusivement dédiée à la vente des produits d’assainissement ‘’Sani Plus’’. En moins de 12 mois d’activités, Tibus a fait plus de cent quinze ouvrages d’assainissement (toilettes, fosses septiques et puits perdus) pour un chiffre d’affaires d’environ 19 000 USD. Avec son volume d’activité croissant, il a recruté 7 employés dont les salaires sont financés par les revenus générés par ‘’Sani Plus’’. Ce qui lui fait désormais un effectif cumulé de 12 salariés.

Aujourd’hui, Tibus utilise les ressources générées dans le cadre de Sani Plus pour préfinancer les frais relatifs aux dossiers d’appel d’offres et envisage d’agrandir son business de vente de produits d’Assainissement Sani Plus pour couvrir toutes les communes d’Abidjan.

« Sani Plus » est la marque de produits d’assainissement de qualité et à faibles coûts, créée par le projet.

Speak Up Africa, un Groupe d’action politique et de plaidoyer, et l’Association africaine de l’eau (AAE), une plateforme continentale qui rassemble des opérateurs du secteur de l’eau et de l’assainissement, ont le plaisir d’annoncer la création d’un partenariat formel. Ce partenariat soutiendra la mise en œuvre de la Vision africaine de l’eau pour 2025 et favorisera le partage des connaissances sur le secteur africain de l’eau et de l’assainissement.

Les deux organisations ont signé un Protocole d’accord (PdA) en marge de la réunion des partenaires des secteurs de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène de la Fondation Bill & Melinda Gates qui s’est tenue le mois dernier à Lusaka, en Zambie.

Grâce à une étroite collaboration, cet accord verra ces deux partenaires collaborer davantage avec les parties prenantes clés sur les questions relatives au secteur de l’eau et de l’assainissement. En outre, l’AAE et Speak Up Africa vont aligner leurs activités en partageant leur expertise et leurs ressources de communication pour avoir un impact encore plus grand.

« La pertinence de l’économie circulaire dans la réalisation de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous en Afrique », tel est le thème des 83èmes Assises du Conseil scientifique et Technique de l’AAE qui se tiennent du lundi 11 au 14 novembre 2019 à Kampala, la capitale ougandaise.

Présidée par Dr. Chris EBAL, Président du Conseil d’Administration de la National Water and Sewerage Corporation, la cérémonie d’ouverture a donné lieu à une série de messages en lien avec le thème de la rencontre. D’abord, Eng. AMAYO Johnson, représentant Dr. Eng. Silver MUGISHA, Directeur Général de la NWSC a félicité l’AAE pour le choix de ce thème en ce sens que « nous vivons dans un environnement où les ressources se raréfient en quantité et en qualité tandis que la population s’accroît. L’usage de l’économie circulaire devient une alternative car il met l’accent sur la récupération et le recyclage" et permettra de rendre les ressources disponibles.

Pour Mr. Sylvain USHER, L’économie circulaire est une opportunité de renouvellement, de croissance et de stabilité, c’est un modèle d’avenir dont nous devons nous accaparer pour gagner notre combat en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.

Dr. Papa SAMBA à son tour a soutenu que « alors que plusieurs modèles de développement durables tournent autour du concept « faire plus avec moins », l’économie circulaire inclut la notion de récupération. Les eaux usées sont aujourd’hui considérées, en usage agricole, comme des déchets qui peuvent être réutilisés en bénéficiant des nombreux nutriments qu’elles contiennent. Il faudrait également voir comment améliorer la gestion du cycle de l’eau en sécurisant les installations et les infrastructures de collecte et de traitement ; en limitant, voire réduisant à zéro les sources de pollutions, maîtriser les ruissellements des eaux urbaines, industrielles et agricoles en luttant contre les macro et micro déchets sur le littoral et en mer ».

Enfin, Dr. Chris EBAL, président du Conseil d’administration de la NWSC a affirmé que « Les populations sont conscientes que l’eau est un droit humain qui ne se discute pas… La pertinence de l'économie circulaire dans la réalisation de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour tous en Afrique ", est choisie comme une question d'actualité qui transcende le continent africain et est adaptée au défi mondial actuel de la réalisation des ODD. C'est pour cette raison que nous avons choisi en Ouganda le slogan "l'eau pour tous", reflétant notre désir de voir davantage de citoyens avoir accès à des services améliorés ».

Notons qu’au cours de la cérémonie d’ouverture, le secteur de l’eau et de l’assainissement de l’Ouganda a été présenté aux délégués.

Jeune entrepreneur vivant au Bénin, Paul Kpadonou, a toujours rêvé de devenir un commerçant prospère. Agé de 30 ans, Paul a commencé sa carrière professionnelle en vendant des claustras et des décorations de jardin sur le bord de l'autoroute dans la commune d’Abomey Calavi.

A l’occasion d'une campagne de promotion de la marque « WC Mimin » dans son quartier, Paul a été séduit par le nouveau produit présenté : des toilettes innovantes qui éliminent les mauvaises odeurs et empêchent la présence d’insectes. « J’ai compris que ce produit allait faire de nombreux heureux, car les toilettes traditionnelles utilisées par les ménages pullulent d’insectes avec des odeurs nauséabondes » a-t-il confié. En effet, l’accès aux toilettes demeure un problème majeur au Bénin. Selon l'enquête nationale sur la santé de 2018 , seulement 22% de la population urbaine utilise des installations sanitaires de base, tandis que 26% des béninois utilisent des toilettes partagées et 38% pratiquent la défécation à l’air libre.

« Wc Mimin » est une marque de latrines créée dans le cadre des activités du projet Sanitation Service Delivery (SSD). Un projet de prestation de services d’assainissement en milieu urbain financé par USAID. Ce projet vise à faciliter l’accès des ménages aux produits d’assainissement en formant des micro-entrepreneurs en assainissement issus du secteur privé pour la fourniture de ces services. Enthousiasmé par la perspective d’aider à l’amélioration de la santé publique au sein sa communauté, Paul s'est intéressé au projet SSD pour bénéficier des outils de production tout comme les entrepreneurs qui avaient été présélectionnés. Malheureusement parce qu’il était installé un peu trop proche d’un entrepreneur affilié, l’équipe du projet a décidé de ne pas l’intégrer dans le modèle pour ne pas créer une concurrence déloyale. Toutefois, Paul ne s’est pas découragé. Il s’est tourné vers les entrepreneurs affilés au projet SSD pour en apprendre davantage sur leur travail afin de pouvoir réaliser lui aussi des latrines. Quelques semaines plus tard, Paul est rapidement devenu un expert dans la construction de toilettes WC Mimin ; Déterminé à réussir, ce jeune businessman s’est inspiré d’un des modèles de moules emprunté à un entrepreneur pour réaliser les siennes. Disposant désormais de ses propres outils de production, il a démarré l’installation à grande échelle de latrines en faisant personnellement la publicité auprès des ménages.

Pour attirer davantage de clients, le jeune Paul a construit un modèle de latrine « Mimin » à son domicile et en offrait l’usage gratuitement. Une démarche qui a attiré de nombreux curieux. Le message s’est très vite répandu au sein de la communauté faisait de lui, le Roi des toilettes à Abomey Calavy. Ainsi, après 18 mois d’activités avec le projet SSD, Paul a construit et installé 1380 toilettes WC Mimin pour un chiffre d’affaire de plus de 60 millions de francs CFA et une marge bénéficiaire de plus de 11 millions de francs CFA.

La Société des Eaux de Guinée Conakry (SEG) et la Société d’Exploitation des Eaux du Niger (SEEN) ont reçu récemment la visite d’évaluateurs, dans le cadre du suivi du Plan d’Amélioration des Performances (PAP) de leurs laboratoires. La mission conduite par le Professeur Aw Sadat de la Société de Distribution de l’Eau de Côte d’Ivoire (SODECI), Messieurs Olivier Yaméogo de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) du Burkina Faso, Gilles Djagoun et Alexandre Kotia de l’AAE avait pour objectif d’évaluer à la fois le niveau de mise en œuvre des PAPs mais aussi l’élaboration des manuels de gestion des laboratoires d’analyse de la qualité de l’eau.

Ainsi l‘évaluation a révélé des résultats forts satisfaisants. En termes de mise en œuvre du Plan d’Amélioration des Performances (PAP), les évaluateurs ont noté qu’au niveau du laboratoire de la SEG, 22 % des activités sont achevées contre 39 % en cours de réalisation et constaté une bonne progression dans la rédaction du manuel de gestion du laboratoire.

Quant au laboratoire de la SEEN, il ressort que 28 % des activités sont achevées contre 39 % en cours de réalisation et aussi une bonne progression dans la rédaction du manuel de gestion du laboratoire. Au terme de la mission, les évaluateurs ont exprimé leur satisfaction au regard des progrès réalisés dans la mise en œuvre des PAPs des laboratoires visités. Tout en exhortant les opérateurs de laboratoire à continuer dans la même dynamique, les évaluateurs ont félicité les Directions Générales de la SEG et de la SEEN pour leur implication dans l’amélioration des performances des laboratoires en contrôle et suivi de la qualité de l’eau.

Notons que ces missions de suivi du Plan d’Amélioration des Performances (PAP) des laboratoires des sociétés d’eau interviennent dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du programme AfriCap de l’Association Africaine de l’Eau (AAE), sous financement de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et axé sur le renforcement des capacités des capacités des opérateurs africains de l’eau en gestion de la qualité de l’eau à travers les partenariats par pairs.

 Le ‘’Réseau des Jeunes Professionnels de l’Eau et de l’Assainissement de la RDC’’ a pris activement part à une marche pacifique organisée à Goma par quelques organisations de la société civile avec pour objectif de mener un plaidoyer auprès des autorités congolaises pour mieux lutter contre la maladie à virus Ebola.

C’est depuis mi-juillet 2019 que le premier cas d’Ebola a été enregistré à Goma, la grande ville de l’est de la Republique Democratique du Congo; une ville de plus d’un million d’habitants. Il s'agit de la deuxième épidémie d'Ebola la plus meurtrière de l'histoire en Afrique, après celle de 2013-2014 en Afrique de l’ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone).

Une règle d'or pour éviter la propagation d'Ebola: se laver les mains régulièrement, pourtant trouver de l’eau est un casse-tête à Goma. Le réseau de distribution géré par l'opérateur public, la Regideso, ne couvre que la moitié des besoins en eau des habitants de la ville.

 ”Nous marchons aujourd’hui car trop, c’est trop, nous souffrons, ça fait plusieurs années que la population réclame de l’eau mais en vain, aujourd’hui voilà qu’Ebola est là, nous voulons que notre marche d’aujourd’hui interpelle les autorités. Pendant cette période sèche, nos mamans se réveillent très tôt le matin avec tous les risques possibles pour aller chercher de l’eau au lac kivu, c’est pourquoi nous voulons interpeller encore nos autorités et surtout que nous avons déjà des nouveaux dirigeants”, a déclaré, Passy Mubalama, l’une des manifestants et organisatrices de la dite marche.

Du rond-point Signers de la commune de Karisimbi , les manifestants (jeunes professionnels de l’eau, femmes de la ville de Goma et du territoire de Nyiragongo) avec calicots, fanfares se sont mobilisés pour se diriger jusqu’au gouvernorat de province ou ils ont déposé un mémorandum contenant leurs réclamations.

”Nous demandons de veiller au respect des Droits des citoyens, de concrétiser votre promesse faite à nous la population de vous investir personnellement dans la lutte contre Ebola en donnant de l’eau potable à la population” on peut lire ces quelques phrases dans le mémorandum adressé au gouverneur de la province du Nord-Kivu

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