Parmi les membres Affiliés de l’Association Africaine de l’Eau, il faudra désormais compter la Fédération des Sociétés d’Eau et d’Assainissement de l’Ethiopie. Elle a signé son adhésion à l’AAE, le 26 mars dernier, à l’issue de la visite effectuée à Addis Abeba par des représentants de l’AAE. En effet répondant à l’invitation de cette Fédération, une délégation de l’AAE composée du Directeur Exécutif, M. Sylvain Usher, du Directeur des Programmes, Dr. Simeon Kenfack et du Président du CST, Dr. Papa Samba Diop, a participé du 22 au 26 Mars 2019, à Addis Abeba en Éthiopie, à la Journée Mondiale de l’Eau doublée d’une foire exposition des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement, organisée par la Fédération des Sociétés d’Eau et d’Assainissement de l’Ethiopie.
Les représentants de l’AAE ont mis à profit cette mission pour faire connaitre, au parterre d’acteurs du secteur de l’eau d’Ethiopie, l’Organisation panafricaine leader en renforcement des capacités des acteurs du secteur qu’est l’AAE. En effet, a travers une présentation, Dr Kenfack a expliqué le cadre organique de l’AAE, sa vision, ses missions, sa stratégie de mise en œuvre ainsi que les projets et programmes en cours et à venir.
Une présentation fortement appréciée par l’ensemble des participants et qui a été couronnée par la signature de deux mémorandums d’entente : l’un avec la Fédération des sociétés d’eau et d’assainissement de l’Ethiopie pour l’engagement des deux parties à mener des actions conjointes pour assumer leurs mandats respectifs en faveur de leurs membres et l’autre avec la société d’eau et d’assainissement de la ville de Wolayta Sodo pour son engagement à s’impliquer dans le projet de partenariat des opérateurs de l’eau à mettre en œuvre par l’AAE sur financement de l’OFID à travers l’Alliance Mondiale des Partenariats des Opérateurs de l’Eau (GWOPA).
Mettant les petits plats dans les grands, la fédération des sociétés d’eau et d’assainissement d’Ethiopie et le ministère de l’Eau, de l’irrigation et de l’Energie ont émis le souhait d’organiser à Addis Abeba en Juillet prochain, la 82è session du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE et ce conjointement avec la semaine nationale de l’Eau d’Éthiopie.
En marge de ces activités, des séances de travail ont été organisées avec la Fédération des Sociétés d’eau et d’assainissement de l’Ethiopie, le commissaire chargé de la gestion des ressources en eau et enfin un dîner de travail offert par le Ministre Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau.
Sous la conduite de Madame Robyn Bertholon, Regional Contracting and Agreement Officer, une délégation de cadres du Bureau Afrique de l’Ouest de l’USAID a effectué une visite de travail du 23 au 24 avril 2019 au Siège de l’AAE. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la collaboration entre les deux institutions engagées depuis 2015 dans la mise en œuvre du Programme de Renforcement des Capacités de l’AAE (AfriCap). Le Programme vise de façon globale à renforcer la capacité de l’AAE à coordonner, formuler, adapter et harmoniser les politiques WASH, afin d’améliorer la performance du secteur sur le continent africain en général et en Afrique de l’Ouest en particulier. Après environ quatre ans de mise en œuvre, le satisfecit dégagé à la suite de l’évaluation, a conduit l’USAID à engager avec l’AAE, l’extension de ce programme sur quatre nouvelles années (2019-2023) pour un montant global de 04 millions de Dollars USD. Si les activités du premier programme étaient essentiellement focalisées sur l’Afrique de l’Ouest, celles du nouveau programme, durant les quatre prochaines années, seront ouvertes aux autres régions de l’Afrique. Cet appui de l’USAID, à travers le programme AfriCap permettra à l’AAE de mieux assurer son mandat d’Organisation panafricaine d’appui aux organisations du secteur de l’eau et de l’assainissement afin d’améliorer leurs performances en matière de service d’eau et d’assainissement fournis aux populations. Ainsi, à l’issue de ces deux jours de réunions, les deux parties ont exprimé leur satisfaction au regard des échanges et notamment sur les éléments constitutifs de la proposition technique et du budget. Les recommandations formulées permettront à l’AAE de soumettre sa proposition d’ici le 10 mai 2019. Il est à rappeler que l’un des résultats saillants de la mise en œuvre de la première phase du programme AfriCap a été l’élaboration du Business Plan Stratégique 2018-2022 de l’AAE (SBP 2018-2022). Ainsi l’extension de ce Programme permettra de faciliter la mise en œuvre de ce business plan notamment sur les composantes d’amélioration des services aux membres (Partage des connaissances, développement de partenariats par paires sur plusieurs thématiques) de même que l’amélioration de la gouvernance et le management de l’organisation.
À l’initiative du Président de l’AAE, Monsieur Abderrahim El Hafidi, l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) du Maroc a initié, le jeudi 4 avril 2019, une tribune de rencontre entre des bailleurs de fonds nationaux et internationaux essentiellement basés au Maroc et l’Association Africaine de l’Eau. Cette rencontre qui se tenait en marge des 81èmes assises du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE a réuni autour de la table, 9 partenaires financiers potentiels ainsi des membres des instances de gouvernance de l’AAE (Comité de Direction, Conseil Scientifique et Technique et Direction Exécutive), pour discuter de la problématique de financement pour le renforcement des capacités des acteurs du secteur WASH.
La séance de travail a démarré avec le partage de la riche expérience de l’ONEE en termes de mobilisation des financements et de la coopération pour le secteur de l’eau au Maroc ; ensuite pour permettre aux bailleurs de bien connaitre l’AAE, le Directeur Exécutif, Monsieur Sylvain Usher a fait une présentation des missions et des activités de l’Association tout en insistant sur son étendue et l’impact de ses actions en Afrique : 43 pays, 200 membres et près de 350 millions de bénéficiaires indirects répartis sur tout le continent Africain sont à mettre à l’actif de l’Association. Il a également fait un focus sur son évolution et ses perspectives.
A la suite du Directeur Exécutif, le Directeur des programmes, Dr Siméon Kenfack a présenté 5 concept notes de projets pour lesquels l’AAE est en quête de financement. Il s’agit notamment : 1) du projet MALIWI qui fait référence à l’apprentissage et à la mobilisation des investissements à travers les partenariats par pairs, 2) le projet pour le changement de paradigmes en terme de modèles d’assainissement innovants et inclusifs, 3) projet Bi_WASH qui vise l’amélioration de la qualité de l’eau, 4) du projet Geneva pour la promotion du genre et 5) du projet de l’Académie Africaine de l’Eau qui est un des projets phares de l’AAE pour les prochaines années.
Les discussions qui ont suivi les différentes présentations ont témoigné de l’intérêt des bailleurs et leur désir d’accompagner l’AAE dans la mise en œuvre de ses actions. Ainsi, la Banque Africaine de Développement a demandé que l’AAE formule une requête en termes de don en faveur des différents projets pour lesquels elle recherche des financements ; une fenêtre ayant été ouverte pour des fonds fiduciaires. Au niveau de la Banque Mondiale, une requête est à soumettre pour une mise en relation avec l’unité en charge de l’Afrique. L’Agence Française de Développement est quant à elle disposée à appuyer l’AAE pour tout ce qui est accès aux fonds pour le climat et pour le genre. Au niveau des banques commerciales, ATTIJARIWAFA et la Banque Centrale Populaire sont disposées à aider l’AAE à structurer et à identifier les sources potentielles de financement.
Dans l’ensemble et à défaut d’avoir des promesses concrètes de financement, l’AAE est sortie satisfaite de cette initiative de son président mais surtout des déclarations des bailleurs qui, si elles sont traduites en actions concrètes, contribueront à accroitre à renforcer ses actions en faveur de l’accès à l’assainissement et à l’eau potable pour les populations d’Afrique ainsi qu’à renforcer sa position de leader en renforcement des capacités des opérateurs d’eau et d’assainissement d’Afrique. Ainsi, il appartient au Directeur Finances et Stratégies de l’AAE de faire un suivi régulier de ces promesses afin qu’elles aboutissement aux résultats escomptés.
Retenons que les 9 partenaires financiers présents à la rencontre étaient : la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, l’ambassade d’Espagne, Banque Ouest Africaine, la banque Européenne d’investissement, la Délégation de l’Union Européenne pour le Moyen Orient, l’Agence Française de Développement section Maroc, ATTIJARIWAFA Banque et la Banque Centrale Populaire.
Sous la conduite de Madame Robyn Bertholon, Regional Contracting and Agreement Officer, une délégation de cadres du Bureau Afrique de l’Ouest de l’USAID a effectué une visite de travail du 23 au 24 avril 2019 au Siège de l’AAE. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la collaboration entre les deux institutions engagées depuis 2015 dans la mise en œuvre du Programme de Renforcement des Capacités de l’AAE (AfriCap).
Le Programme vise de façon globale à renforcer la capacité de l’AAE à coordonner, formuler, adapter et harmoniser les politiques WASH, afin d’améliorer la performance du secteur sur le continent africain en général et en Afrique de l’Ouest en particulier. Après environ quatre ans de mise en œuvre, le satisfecit dégagé à la suite de l’évaluation, a conduit l’USAID à engager avec l’AAE, l’extension de ce programme sur quatre nouvelles années (2019-2023) pour un montant global de 04 millions de Dollars USD.
Si les activités du premier programme étaient essentiellement focalisées sur l’Afrique de l’Ouest, celles du nouveau programme, durant les quatre prochaines années, seront ouvertes aux autres régions de l’Afrique. Cet appui de l’USAID, à travers le programme AfriCap permettra à l’AAE de mieux assurer son mandat d’Organisation panafricaine d’appui aux organisations du secteur de l’eau et de l’assainissement afin d’améliorer leurs performances en matière de service d’eau et d’assainissement fournis aux populations.
Ainsi, à l’issue de ces deux jours de réunions, les deux parties ont exprimé leur satisfaction au regard des échanges et notamment sur les éléments constitutifs de la proposition technique et du budget. Les recommandations formulées permettront à l’AAE de soumettre sa proposition d’ici le 10 mai 2019. Il est à rappeler que l’un des résultats saillants de la mise en œuvre de la première phase du programme AfriCap a été l’élaboration du Business Plan Stratégique 2018-2022 de l’AAE (SBP 2018-2022).
Ainsi l’extension de ce Programme permettra de faciliter la mise en œuvre de ce business plan notamment sur les composantes d’amélioration des services aux membres (Partage des connaissances, développement de partenariats par paires sur plusieurs thématiques) de même que l’amélioration de la gouvernance et le management de l’organisation.
Les cadres de la Direction Exécutive de l'Association Africaine de l'Eau se sont réunis à Grand Bassam les 12 et 13 avril sous la direction du Directeur des programmes, Dr Simeon Kenfack, pour jeter les bases d'un nouveau programme quadriennal 2019-2023 de renforcement des capacités dans le cadre du programme Africap, financé par l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) via son bureau basé à Accra au Ghana. Il s'agit de la prolongation du premier programme AFRICAP mis en œuvre de 2015 à 2019 et dont les résultats d'évaluation ont été jugés satisfaisants par le bailleur.
Ce nouveau programme comporte trois volets à savoir : la dissemination de produits de connaissance et de bonnes pratiques conformes à la demande des membres de l'AAE, le développement de relations de partenariat et de mentorat entre les membres de l'AAE et l'amélioration de la capacité institutionnelle de l'AAE.
Il est à noter que l'accent sera mis sur les services aux membres afin d'améliorer leur rendement dans les domaines suivants : (ï) la réduction de l'Eau Non Facturée, (II) la gestion de la qualité de l'eau, (III) l'assainissement collectif et la gestion des boues fécales, (iv) les services d'eau et d'assainissement dans les zones rurales.
Après l'atelier de Grand Bassam, le travail se poursuivra au bureau et une large participation des organes de l'AAE, y compris les membres du CST et le Comité Programme, est prévue pour que d'ici le 10 mai 2019, tous les éléments de la proposition soient prêts à être soumis à l'USAID.
« Financement, coopération et renforcement des capacités, des leviers pour l’amélioration de l’accès aux services d’eau potable et d’assainissement en Afrique » c’est ce thème qui a guidé les 81èmes assises du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE qui se sont tenues du 1er au 5 avril 2019 à Rabat au Maroc, sous les auspices de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable.
À l’ouverture de la rencontre, le Directeur Général de l’ONEE, Président de l’AAE, Monsieur Abderrahim El Hafidi a présenté la situation alarmante de l’accès à l’eau potable et l’assainissement dans le monde en soulignant que 2,1 milliards de personnes, soit 30% de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable et que 4,5 milliards, soit 60%, ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité. Concernant l’Afrique, il a indiqué que la moitié des personnes qui boivent de l’eau provenant de sources insalubres vivent sur le continent. Il a également précisé que la couverture des services d’eau potable gérés en toute sécurité est établie à seulement 24 % en Afrique subsaharienne, et le taux d’accès aux services d’assainissement y est de 28%. Monsieur El Hafidi a par la suite présenté la stratégie d’intervention de l’ONEE en Afrique, dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement ; celle-ci repose principalement sur l’accompagnement et l’assistance technique au profit des opérateurs de l’eau africains ainsi que le renforcement de leurs capacités techniques et managériales dans l’objectif de leur permettre d’améliorer leurs performances pour garantir l’accès à l’eau potable et l’assainissement à leurs usagers.
Le Maroc est une source d’inspiration pour les acteurs du secteur, dira Dr Papa Samba Diop, Président du Conseil Scientifique et Technique, lors de son allocution. « Il y a tant de choses à découvrir, tant d’expériences à partager pour renforcer les capacités des membres de notre Association qui, depuis 40 ans, œuvre pour l’accélération de l’accès aux services d’eau et d’assainissement pour les populations africaines ». Le Président du CST a exhorté les 200 délégués venus prendre part à la rencontre à se mettre à jour des innovations techniques et technologiques pour répondre efficacement à la demande de la population ; il leur a aussi demandé de privilégier la coopération pour réduire les besoins de financement de l’investissement et de l’exploitation.
Le Ministre de l’Energie, des mines et du Développement durable du Maroc, Monsieur Aziz Rabbah a quant à lui, évoqué le paradoxe de la gestion de l’eau inégalement accessible sur le continent. Il a invité les principaux acteurs à trouver les meilleures technologies pour gérer l’eau, abondante par endroit, et rare à d’autres endroits, tout en mettant un point d’honneur à sa qualité. Évoquant les conflits entre certains États Africains dus à la construction de barrages qui impactent l’accès à l’eau pour d’autres pays, le ministre a déclaré : « nous avons besoin de solutions technologiques pour gérer ces conflits politiques ; comment cette ressource qui est partagée par pas mal de pays africains peut, par le moyen de solutions technologiques adaptées, servir à tout le monde sans qu’il y ait un impact négatif sur les autres pays » et de lancer à l’endroit des délégués : « nous avons besoin de votre intelligence de gestionnaire pour trouver des solutions technologiques adaptées pour résoudre les conflits politiques en la matière ». Sur la question du financement, le Ministre a indiqué que les schémas classiques de financement à savoir, emprunt suivi d’appel d’offre, sont obsolètes et retardent la réponse aux besoins des populations ; il a invité les acteurs à adopter de solutions innovantes de partenariat public-privé-institutions financières qui permettront de répondre rapidement à la demande croissante et urgente de l’accès à l’eau et à l’assainissement.
Cette demande qui, selon Monsieur Mohcine Jazouli, Ministre chargé de la coopération financière du Maroc « devrait continuer d’augmenter jusqu’en 2050 de 20 à 30% de plus que le niveau actuel ». Le stress hydrique menace directement de nombreuses régions en Afrique ; il est souvent dû au déficit d’infrastructures et bien souvent les ouvrages nécessaires ne sont pas à la portée financière d’un seul État a déploré le ministre, d’où la nécessité de « réfléchir à de nouvelles formes de coopérations visant à fédérer tous les acteurs clés, à mutualiser les moyens et initiatives des pays pour être en mesure de répondre à ce défi de taille ». Dans ce sens, il a plaidé pour « faire de l’accès durable et équitable à l’eau et à l’assainissement, une priorité au niveau continental »
Enfin M Loïc Fauchon, Président du Conseil Mondial de l’eau, a pour sa part, regretté que l’offre en eau ne suive pas la demande malgré les efforts incessants des acteurs pour la rendre accessible à tous. Pourtant a-t-il fait remarquer « l’Afrique est une planète gorgée d’eau ». Il a par la suite pointé du doigt la croissance démographique galopante ainsi que la croissance des niveaux de vie qui « appellent chaque jour des masses d’eau supplémentaires ». La responsabilité majeure des opérateurs d’eau étant « de la sécuriser, de la traiter, de la distribuer et enfin de l’épurer », il a proposé la diversification des ressources disponibles comme solution pour satisfaire la demande agricole, industrielle ou domestique. Au-delà du pompage et du transfert, M Fauchon a préconisé le dessalement de l’eau et la réutilisation de l’eau, qui représentent de « formidables gisements de ressources en eau pour le futur » Abordant la question des barrages, il a reconnu la mauvaise presse qui entoure leur existence en dépit de leur absolue nécessité. C’est pourquoi il a appelé chercheurs et inventeurs à construire des barrages de nouvelles générations plus respectueux des hommes, de la nature et des écosystèmes qui non seulement permettront de stocker l’eau de manière durable mais aussi contribueront à mettre un terme aux crises locales, conséquences de l’absence ou de la faible capacité de stockage.
Notons que la cérémonie d’ouverture de la 81ème session du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE s’est achevée avec l’inauguration de l’exposition des prestataires de services et de matériels hydrauliques.
MASTER CLASS : DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET LE LEADERSHIP FEMININ
CONTEXTE
Dans sa mission de promouvoir toutes actions de coopération et d’échanges en matière de formation professionnelle dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, l’Association Africaine de l’Eau (AAE) œuvre depuis février 2016 à la promotion du genre féminin en son sein par la création du Réseau Africain des Femmes Professionnelles de l’Eau et de l’Assainissement. Ainsi, à travers son Conseil Scientifique et Technique (CST) et sa Commission Spécialisée « Administration et Management », assure à ses membres le renforcement de leurs capacités par des master class, des séminaires, des sessions de formation, des colloques ou même des voyages d’études. C’est dans cette optique que l’Association Africaine de l’Eau en partenariat avec SOMAGEP/ SOMAPEP organise un master class de cinq (05) jours au profit des femmes portant sur le thème : « Développement personnel et le leadership féminin » au Mali du 29 avril au 03 mai 2019. Cette formation portera sur le rôle et responsabilités de la femme et sa capacité à s’affirmer en tant que leader au sein de l’entreprise à travers son rendement.
OBJECTIF GENERAL
Cette formation a pour but de donner aux participantes les clés pour travailler leur confiance en soi, valoriser leurs compétences et s’affirmer en tant que femme leader dans l’entreprise.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Les participantes à l’issue de cette formation seront capables :
RESULTATS ATTENDUS
Les femmes ayant participées à la Master class sont à mesure de:
PUBLIC CIBLE
Le public cible, dont le nombre maximal est limité à 30 personnes, sera composé spécifiquement de femmes professionnelles de l’eau et de l’assainissement :
COÛT DE LA MASTER CLASS :
FORMATEURS
Les formateurs choisis et rémunérés par les bailleurs en accord avec l’AAE, auront les compétences requises pour mener à bien la master class. Les formateurs devront, outre leur CV, proposer un curricula (modules) de formation pour la Master class au moment de faire acte de candidature.
DATE ET LIEU
La Master class se déroulera du 29 avril au 03 mai 2019 à Bamako au Mali.
LANGUE
Français et/ou anglais
La Journée mondiale de l’eau 2019 a pour thème «Ne laisser personne de côté».
Il s’agit d’une adaptation de la principale promesse du Programme de développement durable à l’horizon 2030: tout le monde doit pouvoir bénéficier des progrès accomplis en matière de développement durable. L’une des cibles de l’Objectif de Développement Durable 6 consiste à assurer, d’ici à 2030, l’accès de tous à l’eau et une gestion durable des ressources en eau. Concrètement, cela signifie qu’il ne faut laisser personne de côté. À l’heure actuelle, des milliards de personnes ne disposent toujours pas d’eau potable – chez elles, à l’école, à la ferme, à l’usine, etc. – et luttent pour survivre et se développer.
Les groupes marginalisés - femmes, enfants, réfugiés, peuples autochtones, personnes handicapées et beaucoup d'autres - sont souvent négligés et font parfois l'objet de discrimination quand ils tentent d'accéder à l'eau potable dont ils ont besoin et de la gérer.
Cette Journée mondiale de l'eau, le 22 mars, vise à s'attaquer à la crise de l'eau en s'attaquant aux raisons pour lesquelles tant de personnes sont laissées pour compte.
Qui que vous soyez, où que vous soyez, l'eau est votre Droit Humain.
Ouverte le mardi 19 février 2019, la conférence conjointe Africasan 5 / FSM 5 a refermé ses portes le jeudi 21 février 2019 à Cape Town en Afrique du Sud sur un appel à l’action lancée à l’endroit des gouvernants et autres parties prenantes du secteur de l’assainissement.
Co-organisée par le Conseil des Ministres Africains en Charge l’Eau (AMCOW) et l’Alliance pour l’Assainissement Durable (SuSanA), la conférence avait pour thème : "transformer l'assainissement en Afrique : Accélérer les progrès vers les engagements de Ngor pour atteindre les ODD". Cette conférence a rassemblé environ 1500 participants, venus du monde entier, dont une forte délégation de l’AAE. Tous étaient animés d’une volonté commune : celle de poursuivre la mission de plaidoyer et de partage des bonnes pratiques et des innovations, pour améliorer la gestion des boues de vidange et contribuer à répondre aux besoins de 4,5 milliards de personnes privées d'accès à des services d'assainissement durables.
Pendant les 3 jours qu’a duré la rencontre, les professionnels du secteur, les gouvernements, les décideurs, les services publics, les partenaires au développement, les investisseurs, les industriels et les fournisseurs de services ont eu l'occasion de travailler ensemble pour coordonner, développer et partager leur connaissance afin de fournir des solutions accessibles et réalisables à l'échelle, en vue transformer l’environnement de l’assainissement en Afrique. La conférence s’est focalisée sur les solutions pratiques pour gérer de manière durable l'ensemble de la chaîne de services d'assainissement autonomes, couvrant la toilette, le confinement, la vidange, le transport, le traitement et la valorisation des sous-produits, en tant que composante essentielle des services d'assainissement urbains à l'échelle de la ville.
715 parties prenantes des 5 pays bénéficiaires (Mali, côte d’Ivoire, Ouganda, Cameroun et Zambie) formés sur l’assainissement non collectif et la gestion des boues de vidange, 75 acteurs de l’assainissement reçus par les mentors (Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) et Ethekwini Municipality du Durban – Afrique du Sud) pour apprendre les meilleures pratiques lors des différentes missions de benchmarking à Dakar et à Durban ; 05 plans stratégiques d'assainissement urbain centrés sur des systèmes d'assainissement autonome élaborés avec des projets bancables identifiés et qui déclinent la vision et les actions à mettre en œuvre dans les 3 à 4 années pour améliorer substantiellement l'état de l'assainissement autonome, 01 forum de Maire consacré à l’assainissement organisé lors du 19ème congrès de L’AAE à Bamako, des dizaines de vidangeurs de 19 pays africains mobilisés pour la création d’une association panafricaine de vidangeurs, un milieu favorable avec des services étatiques et des opérateurs privés de la vidange conscients de la complémentarité de leurs actions. C’est le bilan plus que positif qui ressort de l’atelier d’évaluation finale du projet RASOP-Africa, Projet de renforcement des capacités des opérateurs de l’assainissement autonome à travers des partenariats d’apprentissage entre pairs, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates (FBMG), qui s’est déroulé les 15 et 16 février 2019 à Cape Town en Afrique du Sud, en prélude à la Conférence conjointe FSM5/Africasan 5. Plus de quarante participants, acteurs de la mise en œuvre ainsi que partenaires actuels et potentiels ont pris part à cet atelier pour évaluer le processus de mise en œuvre du projet et en tirer les leçons. Pendant 2 jours, ils ont passé au peigne fin, à travers une session posters dite de « marché », une session dite panel et des travaux de groupes, les résultats obtenus, y compris les difficultés rencontrées et les enseignements tirés depuis le début du projet en 2015 jusqu’à sa fin en 2018. Ils ont également identifiés les facteurs favorables ou non à l’atteinte des résultats, proposé des stratégies de mobilisation de fonds pour mettre en œuvre des plans stratégiques d’assainissement urbain des villes des mentorés ; ils ont aussi mené la réflexion sur une politique plus axée sur la délivrance des services aux couches vulnérables et l’implication des femmes dans l’assainissement, les critères de sélection des nouvelles villes mentors et mentees pour le nouvel investissement de FBMG.
Ainsi, au nom de l’ensemble des participants au projet, le 1er adjoint au maire de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), M Yaoura Konan a, remercié l’AAE et la FBMG pour la mise en œuvre du projet Rasop, il a noté des résultats probants, et relevé avec satisfaction l’engagement de toutes les parties prenantes ; engagement pour aller plus loin vers un assainissement inclusif avec la participation du privé, des femmes, des autorités et des collectivités. Il a aussi souligné la « nécessité de faire la revue du cadre institutionnel et des points d’améliorations à satisfaire avec des orientations pour la prise en compte des plus démunis et l’implication des femmes »
Pour Dr Kenfack, Directeur des programmes de l’AAE, l’Association a tiré un grand bénéfice dans la mise en œuvre du projet Rasop-Africa, notamment au niveau de sa gouvernance et de sa notoriété dans le secteur de l’assainissement. Désormais, l’AAE se positionne comme un partenaire de choix dans les questions liées à l’assainissement sur le continent.
La représentante de la Fondation Bill et Melinda Gates, Mme Danielle Pedi, qui prenait part à l’atelier s’est quant à elle réjouie des résultats obtenus. Elle a félicité l’AAE pour tout le travail abattu et pour le sérieux mis dans l’implémentation du projet RASOP-Africa. Elle s’est dit satisfaite des résultats concrets obtenus et de l’impact important dans les villes. Puis elle a invité les bénéficiaires à partager leurs expériences dans d’autres pays, avant annoncer : « notre Fondation a pris la décision réinvestir encore dans l’Association Africaine de l’eau, pour pouvoir continuer le travail d’assainissement ».