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Nzickonan Stéphanie

Nzickonan Stéphanie

 La notoriété de l’AAE lui vaut l’adhésion périodique de nouveaux membres. En effet, après l’adhésion de la Fédération des Sociétés d’Eau et d’Assainissement d’Ethiopie, c’est au tour de l’Organisme responsable de la Production et de la Distribution de l’Eau Potable à Abuja, la capitale fédérale (Abuja Federal Capital Territory Water Board ), et de la Compagnie des Eaux de l’état d’Ogun (Ogun State Water Corporation) deux sociétés d’eau du Nigéria de faire leur entrée au sein de la plus importante plateforme des opérateurs d’eau et d’assainissement de l’Afrique : l’AAE.

C’est depuis 2014, à la faveur de la mise en œuvre du Programme : Partenariat Africain pour les Opérateurs d'Eau (Water Operators Partnership Africa - WOP Africa) que l’AAE s’est exposé aux acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement du Nigéria à travers la mise à disposition par l’Association des Sociétés d’Eau du Nigéria d’un Expert en Partage des Connaissances. Cette collaboration s’est poursuivie dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Renforcement des Capacités de l’AAE (AfriCap) sur la période 2016-2019 et c’est dans un tel contexte que ces deux compagnies : Abuja Federal Capital Territory Water Board et Ogun State Water Corporation, par ailleurs impliquées dans le Projet sur la Gestion de la Qualité de l’Eau de l’AAE, viennent de rejoindre l’AAE comme membres de plein droit. 

Abuja Federal Capital Territory Water Board a pour mission de fournir à la population d’Abuja la capitale fédérale, de l’eau potable en utilisant le meilleur de la technologie industrielle et une main-d’œuvre hautement qualifiée pour fournir des services exceptionnels. Quant à Ogun State Water Corporation, elle a pour mission de fournir des services d’eau potable efficaces, suffisants et durables à la population de l’État d’Ogun à des tarifs abordables. Pour les Directeurs Généraux de ces deux sociétés d’eau, l’adhésion à l’AAE fait de leurs entreprises des membres du réseau le plus important et le plus dynamique des opérateurs du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique, ce qui leur permettra de nouer des partenariats avec d’autres organisations du secteur et de puiser dans le vaste réservoir de professionnels disponibles sur le continent, pour atteindre leurs objectifs d’approvisionnement en eau potable dans le pays.

L’année 2020 consacre les 40 ans d’existence de l’Association Africaine de l’Eau. Pour ce faire la Direction Exécutive, avec l’appui du Conseil Scientifique et Technique a pensé marquer l’événement par l’organisation d’un certain nombre d’activités qui contribueront à faire connaitre davantage l’AAE et à susciter l’adhésion de nouveaux membres et à mobiliser des fonds pour la mise en œuvre de ses projets.

Ce sera aussi l’occasion de reconnaitre les mérites des pères fondateurs qui, quarante ans plus tôt, ont eu l’ingénieuse idée de mettre en place cette plateforme aujourd’hui incontournable sur le continent Africain, pour les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques dans l’opérationnalisation des entreprises de production et de distribution de l’eau potable et des services d’assainissement, et pour l’amélioration de leur performance. Il s’agira aussi de se projeter dans l’avenir afin d’assurer aux générations futures, une eau sûre en quantité et en qualité ainsi que des services d’assainissement à la hauteur des besoins.

Les différents réseaux de l’AAE, de même que les secteurs spécifiques (eau et assainissement) ne seront pas laissés pour compte. Les meilleurs d’entre eux seront récompensés. La cérémonie de lancement de ce quarantenaire a eu lieu le jeudi 4 avril 2019 au cours du diner gala de clôture du CST de Rabat au Maroc, et l’apothéose aura lieu en février 2020 à Kampala en Ouganda, lors d’une soirée de récompense organisée en marge du 20ème Congrès.

Ainsi, dans l’objectif de donner un esprit de communion et un aspect continental à cet anniversaire, aussi bien que pour favoriser l’implication de tous, chaque membre est invité à organiser une activité de son choix dans son pays (conférence, débat, journée de sensibilisation, panel de discussion, journée portes ouvertes…) dans la période de juillet à novembre 2019.

L’AAE est notre association à tous. Mobilisons-nous tous et donnons à ce quarantenaire un éclat panafricain. Tous à Kampala du 24 au 27 février 2020 pour célébrer l’eau et l’assainissement

 Le 20ème Congrès International et Exposition de l'AAE qui se tiendra du 24 au 27 février 2020, à Kampala, en Ouganda, a pour but de rassembler différents professionnels de l'eau et de l'assainissement de différentes parties du monde. Le congrès sera axé sur les innovations et les solutions et abordera les questions relatives à l'eau et à l'assainissement en Afrique, les nouvelles technologies et innovations pour accélérer l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous.

Le thème général de ce Congrès " explorer de nouvelles opportunités accélérer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour tous en Afrique " est particulièrement pertinent pour le secteur WASH en Afrique. En effet, la plupart des pays africains sont aujourd'hui confrontés à d'immenses défis en matière d'eau et d'assainissement. Jamais auparavant la nécessité de relever le défi - partager des idées et des ressources ; rechercher de nouvelles solutions et innovations ; coopérer entre nations, entre générations et entre disciplines - n'a été aussi urgente. Le congrès se concentrera donc sur les solutions et l'innovation et sera décliné en six sous thèmes à savoir (1) Gestion de l’eau, (2) Gestion de l’assainissement, (3) Renforcement des capacités, (4) Financement, (5) Recherche et innovation, (6) Gouvernance et réglementation. Il sera une occasion pour réfléchir aux progrès réalisés par l'Afrique dans l’atteinte de l’Objectif 6 de Développement Durable et donner un nouvel élan à la l’accès à l'eau et à l'assainissement pour tous.

Le 20ème congrès de l’AAE offrira également un forum aux jeunes professionnels de l'eau, aux étudiants, aux chercheurs et praticiens en début de carrière afin qu'ils puissent rencontrer des experts internationaux et contribuer ainsi à former la prochaine génération et les leaders émergents du secteur de l'eau. L’AAE et le Comité d’Organisation de ce congrès, la National Water and Sewerage Corporation Ouganda entendent faire de cette rencontre, la plus belle et la plus enrichissante qui n’ait jamais été organisée sur le continent. Ils entendent également favoriser les interactions avec les partenaires au développement, les institutions de financement et les fournisseurs de solutions, et promouvoir les avantages de la collaboration et de l'appui pour parvenir à l’accès durable à l'eau et à l'assainissement pour tous en Afrique.

Une délégation d’évaluateurs pour le compte du ministère Allemand de coopération au développement (BMZ) conduite par la German Water Partnership est en mission depuis hier 13 mai et ce jusqu’au 17 mai à Abidjan, au siège de l’AAE. Il s’agit d’une mission devant aboutir au financement d’un projet de collaboration entre l’AAE et la GWP dans le but du renforcement des capacités des acteurs Africains du secteur Eau-Assainissement.

Composée de Jurgen Henkel, Directeur de projets de SEQUA gGmbH, Marcus Casel, consultant pour SEQUA gGmbH et Nathalie Kolbe responsable des projets internationaux à la German Water Partnership, la délégation s’est entretenue avec le Staff de la Direction Exécutive de l’AAE pour comprendre son fonctionnement et ses actions. Ainsi, M Usher, Directeur Exécutif a fait une brève présentation de l’Association suivie de la présentation des différents programmes en cours et à venir, faite par le Directeur des programmes, Dr Siméon Kenfack. Les échanges qui ont suivi ont permis de clarifier les zones d’ombre.

Avant de poursuivre la mission, la délégation s’est dit globalement satisfaite des informations reçues à l’issue de la première séance de travail à l’AAE. Selon M. Jürgen Henkel, l’AAE dispose des aptitudes requises pour bénéficier d’un financement du ministère de la coopération allemande du fait de son expérience dans la mise en œuvre de projets financés par les bailleurs de fonds. Pour lui de nouvelles activités pourraient être ajoutées à son portefeuille pour renforcer ses capacités.

L’agenda de la délégation prévoit des rencontres, à Abidjan, avec des membres de l’AAE dont notamment la SODECI, l’ONEP, l’ONAD, la SOTICI, les présidents du Conseil Scientifique et Technique, Dr Papa Samba Diop et Dr rose Kaggwa ; à noter aussi des séances de travail avec les ministères de tutelles et l’ambassade d’Allemagne. La German Water Partnership est une association regroupant 350 entreprises, centre de recherches et autres organismes du secteur de l’eau. L’évaluation finale de la mission le vendredi situera l’AAE sur les perspectives d’avenir.

 Après six années consacrées à la structuration de leur association ainsi qu’à son positionnement comme entité civile, consultative et reconnue d’utilité dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal, les jeunes professionnels de l’Eau et de l’Assainissement du Sénégal, réunis au sein de l’AJPEAS (Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement du Sénégal) ont organisé leur première assemblée générale ordinaire le 27 Avril 2019 à Dakar. Présidée par Monsieur Lansana Gagny SAKHO, Président du Comité Sénégalais de l’Association Africaine de l’Eau et par ailleurs Directeur Général de l’ONAS, l’assemblée générale qui a rassemblé près de 200 participants a permis de dresser le bilan des activités, les perspectives pour la jeunesse en route pour le prochain forum mondial de l’eau à Dakar en 2021. Bilan globalement satisfaisant, a affirmé le président sortant, M. Dame NDIAYE. En sus de la reconnaissance par l’ensemble des acteurs du secteur, l’association a participé activement à toutes les activités du secteur, a mené des réflexions sur la mobilisation des ressources, la gouvernance de l’eau et de l’assainissement du Sénégal. Elle a participé à travers des communications et expositions scientifiques à plusieurs rencontres de haut niveau dont le processus africain en perspective du Forum mondial de l’eau à Daegu, 2014, le 19ème congrès de l’AAE à Bamako en 2018, et la préparation de la candidature du Sénégal au 9ième Forum Mondial de l’Eau. Pour le Président sortant des jeunes professionnels sénégalais, les performances réalisées l’ont été grâce à la promotion du progrès, à la recherche continue, au professionnalisme des membres, aux échanges de meilleures pratiques, à la participation et à l’organisation de rencontres nationales, régionales et internationales. Des performances et un positionnement qui devront être maintenus sinon renforcés par le nouveau bureau avec sa présidente Dr Fatimatou SALL qui place son mandat sous le signe de l’affirmation du leadership jeune dans la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement. Pour ce mandat dit-elle, « nous allons travailler au renforcement de la compétence et du dynamisme de la jeunesse ». Son programme s’arrime autour de la vision d’une jeunesse compétente et dynamique qui contribue au développement d’innovations dans la gouvernance de l’eau en Afrique, participe et est reconnu comme un acteur clé dans l’atteinte de l’ODD6 ; ceci en conformité avec les recommandations des jeunes lors de la dernière semaine africaine de l’eau qui s’est tenue à Libreville en 2018 mais également la proposition d’actions pour la mobilisation des jeunes en route vers Dakar 2021. En parlant justement du prochain Forum mondial de l’eau qui aura lieu à Dakar en 2021, et notamment la participation des jeunes, la présidente prévoit de « travailler sur sur un plan d’actions avec les associations de jeunes au niveau africain et au niveau international en route pour Dakar 2021 » Toutefois elle espère que le kick off Meeting de Dakar en Juin 2019 et le prochain forum des jeunes en marge du 20e congrès de l’AAE prévu à Kampala en Février 2020 seront une opportunité pour préparer la participation de la jeunesse africaine au rendez-vous de Dakar. En termes de priorités, la présidente de l’AJPEAS entend œuvrer à « la massification de l’association et à la diversification des activités centrées sur l’éducation, la formation, la recherche et la facilitation de l’insertion professionnelle des jeunes ». La stratégie repose sur le dialogue intergénérationnel à travers le concept « Face Eau Jpeas », le renforcement de capacité, le plaidoyer, la sensibilisation, la communication, le partenariat et la synergie avec les différentes associations de jeunes. Notons que cette assemblée générale de l’AJPEAS a été également l’occasion pour les jeunes professionnels sénégalais de décerner des distinctions, à leurs mentors et partenaires, pour l’appui qu’ils leurs apportent mais aussi de rendre hommage à des membres clé du secteur, dont M Sylvain Usher, Directeur Exécutif de l’AAE, dans la catégorie « Sage de l’Eau et de l’Assainissement »

 « Financement, coopération et renforcement des capacités, des leviers pour l’amélioration de l’accès aux services d’eau potable et d’assainissement en Afrique » c’est ce thème qui guide les 81èmes assises du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE qui se tiennent du 1er au 5 avril 2019 à Rabat au Maroc, sous les auspices de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable. À l’ouverture de la rencontre, le Directeur Général de l’ONEE, Président de l’AAE, Monsieur Abderrahim El Hafidi a présenté la situation alarmante de l’accès à l’eau potable et l’assainissement dans le monde en soulignant que 2,1 milliards de personnes, soit 30% de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable et que 4,5 milliards, soit 60%, ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité. Concernant l’Afrique, il a indiqué que la moitié des personnes qui boivent de l’eau provenant de sources insalubres vivent sur le continent. Il a également précisé que la couverture des services d’eau potable gérés en toute sécurité est établie à seulement 24 % en Afrique subsaharienne, et le taux d’accès aux services d’assainissement y est de 28%. Monsieur El Hafidi a par la suite présenté la stratégie d’intervention de l’ONEE en Afrique, dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement ; celle-ci repose principalement sur l’accompagnement et l’assistance technique au profit des opérateurs de l’eau africains ainsi que le renforcement de leurs capacités techniques et managériales dans l’objectif de leur permettre d’améliorer leurs performances pour garantir l’accès à l’eau potable et l’assainissement à leurs usagers. Le Maroc est une source d’inspiration pour les acteurs du secteur, dira Dr Papa Samba Diop, Président du Conseil Scientifique et Technique, lors de son allocution. « Il y a tant de choses à découvrir, tant d’expériences à partager pour renforcer les capacités des membres de notre Association qui, depuis 40 ans, œuvre pour l’accélération de l’accès aux services d’eau et d’assainissement pour les populations africaines ». Le Président du CST a exhorté les 200 délégués venus prendre part à la rencontre à se mettre à jour des innovations techniques et technologiques pour répondre efficacement à la demande de la population ; il leur a aussi demandé de privilégier la coopération pour réduire les besoins de financement de l’investissement et de l’exploitation. Le Ministre de l’Energie, des mines et du Développement durable du Maroc, Monsieur Aziz Rabbah a quant à lui, évoqué le paradoxe de la gestion de l’eau inégalement accessible sur le continent. Il a invité les principaux acteurs à trouver les meilleures technologies pour gérer l’eau, abondante par endroit, et rare à d’autres endroits, tout en mettant un point d’honneur à sa qualité. Évoquant les conflits entre certains États Africains dus à la construction de barrages qui impactent l’accès à l’eau pour d’autres pays, le ministre a déclaré : « nous avons besoin de solutions technologiques pour gérer ces conflits politiques ; comment cette ressource qui est partagée par pas mal de pays africains peut, par le moyen de solutions technologiques adaptées, servir à tout le monde sans qu’il y ait un impact négatif sur les autres pays » et de lancer à l’endroit des délégués : « nous avons besoin de votre intelligence de gestionnaire pour trouver des solutions technologiques adaptées pour résoudre les conflits politiques en la matière ». Sur la question du financement, le Ministre a indiqué que les schémas classiques de financement à savoir, emprunt suivi d’appel d’offre, sont obsolètes et retardent la réponse aux besoins des populations ; il a invité les acteurs à adopter de solutions innovantes de partenariat public-privé-institutions financières qui permettront de répondre rapidement à la demande croissante et urgente de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Cette demande qui, selon Monsieur Mohcine Jazouli, Ministre chargé de la coopération financière du Maroc « devrait continuer d’augmenter jusqu’en 2050 de 20 à 30% de plus que le niveau actuel ». Le stress hydrique menace directement de nombreuses régions en Afrique ; il est souvent dû au déficit d’infrastructures et bien souvent les ouvrages nécessaires ne sont pas à la portée financière d’un seul État a déploré le ministre, d’où la nécessité de « réfléchir à de nouvelles formes de coopérations visant à fédérer tous les acteurs clés, à mutualiser les moyens et initiatives des pays pour être en mesure de répondre à ce défi de taille ». Dans ce sens, il a plaidé pour « faire de l’accès durable et équitable à l’eau et à l’assainissement, une priorité au niveau continental » Enfin M Loïc Fauchon, Président du Conseil Mondial de l’eau, a pour sa part, regretté que l’offre en eau ne suive pas la demande malgré les efforts incessants des acteurs pour la rendre accessible à tous. Pourtant a-t-il fait remarquer « l’Afrique est une planète gorgée d’eau ». Il a par la suite pointé du doigt la croissance démographique galopante ainsi que la croissance des niveaux de vie qui « appellent chaque jour des masses d’eau supplémentaires ». La responsabilité majeure des opérateurs d’eau étant « de la sécuriser, de la traiter, de la distribuer et enfin de l’épurer », il a proposé la diversification des ressources disponibles comme solution pour satisfaire la demande agricole, industrielle ou domestique. Au-delà du pompage et du transfert, M Fauchon a préconisé le dessalement de l’eau et la réutilisation de l’eau, qui représentent de « formidables gisements de ressources en eau pour le futur » Abordant la question des barrages, il a reconnu la mauvaise presse qui entoure leur existence en dépit de leur absolue nécessité. C’est pourquoi il a appelé chercheurs et inventeurs à construire des barrages de nouvelles générations plus respectueux des hommes, de la nature et des écosystèmes qui non seulement permettront de stocker l’eau de manière durable mais aussi contribueront à mettre un terme aux crises locales, conséquences de l’absence ou de la faible capacité de stockage. Notons que la cérémonie d’ouverture de la 81ème session du Conseil Scientifique et Technique de l’AAE s’est achevée avec l’inauguration de l’exposition des prestataires de services et de matériels hydrauliques.

 La standardisation des méthodes de vidange des fosses septiques préoccupe au plus haut niveau le gouvernement béninois. A Abomey-calavi, Cotonou et Porto Novo, 35 opérateurs de boues de vidange ont vu leurs méthodes et outils contrôlés par une mission conjointe constituée d’un représentant du ministère de la santé, du point focal de la municipalité de Cotonou et un représentant du bureau de l’association des vidangeurs du Bénin. L’objectif de cette visite de supervision était de s’assurer de la mise en application effective des normes de qualité de « vidange Mimin » par les vidangeurs en vue de les mettre à niveau. Il s’agit par entre autres, de la qualité du service de vidange, de la conformité des prix et du port des équipements de protection individuels. Vidange Mimin est un service innovant de mise en relation via une plateforme téléphonique qui permet aux ménages d’avoir facilement accès aux camions de boues de vidange. Ce service est mis en œuvre dans le cadre du projet d’assainissement en milieu urbain Sanitation Service Delivery (SSD).

 L'accès à l'eau potable est une condition préalable à une vie saine et un droit pour chaque être humain. Ceci est en phase avec l'objectif 6.1 de Développement Durable qui promeut « l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable, pour tous, d'ici à 2030 ». Toutefois, la sécurité de l'eau ne peut être assurée sans la confirmation de sa qualité par un laboratoire d’analyse.

Dans ce sens, l'Association Africaine de l'Eau (AAE), dans son effort pour améliorer la qualité de l'eau produite par ses membres, met en œuvre un programme de renforcement des capacités (AfriCap) pour les laboratoires de 10 pays d'Afrique de l'Ouest grâce au financement de l'USAID.

L'une des composantes de ce programme favorise le partenariat entre les laboratoires de gestion de la qualité de l'eau des opérateurs, avec Ghana Water Company Limited comme "Mentor" pour les pays anglophones, et Federal Capital Territory Water Board et Ogun State Water Corporation comme bénéficiaires. Ainsi, du 15 au 17 avril, L’AAE a organisé, à Abuja au Nigeria, un atelier, sur l'élaboration d'un manuel d'assurance qualité pour les laboratoires. L'objectif de l'atelier était d'aider les laboratoires bénéficiaires impliqués dans le programme AfriCap à développer leurs propres manuels, en gardant à l'esprit que le manuel qualité en tant que document officiel d’une entreprise et qui décrit ses systèmes qualité ainsi que leur mode de fonctionnement, est une condition sine qua non pour toute performance significative.

L'atelier, que les participants ont jugé satisfaisant, a traité de manière exhaustive des trois composantes essentielles du manuel qualité, à savoir : 1) la documentation de la politique qualité de l'organisation, qui est la position de l'organisation en matière de qualité ; 2) l'énoncé d'objectifs qualité spécifiques et mesurables, tels que des procédures opérationnelles standard dans au moins six domaines fonctionnels et 3) la préparation d'un document officiel contenant toutes les exigences minimales obligatoires.

La cérémonie d'ouverture a été marquée par messages des personnalités présentes au rang desquelles le coordinateur du Programme AfriCap, Monsieur Gilles Djagoun, le chef du groupe E-WASH, Dennis Mwanza et le directeur général, FCT Water Board, M A. A. Nahuche, et la chef d'équipe de la Ghana Water Company Limited, Mme Margaret Macauley. L’essentiel de leurs interventions portait sur les dangers de la consommation d'eau insalubre et contaminée qui entraîne des maladies diarrhéiques telles que le choléra. Ils ont insisté sur la nécessité de fournir une eau de qualité à la population pour prévenir les décès et améliorer la qualité de vie, d’où l’importance du renforcement de capacités des laboratoires.

Les participants à ce programme provenaient des sociétés d’eau du Nigeria à savoir la Société des eaux du territoire de la capitale fédérale et de la Ogun State Water Corporation, de Taraba State Water Supply Agency, Niger State Water Board, Imo State Water Corporation, Delta State Urban Water Board, Abia State Water Board, Sokoto State Water Board, et un délégué étranger de Guma Valley Water Company, Sierra Leone.

Le rôle et la responsabilité de la femme et sa capacité à s'affirmer en tant que leader au sein de l'entreprise à travers son efficacité et sa proactivité, voici, toute l'idée concrétisée par l'Association Afri¬caine de l'Eau (AAE), en partenariat avec la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP), en organisant l'atelier de Bamako qui s’est ouvert lundi. Durant cinq jours, la trentaine de participantes du Mali, du bénin, du Burkina Faso, de la Guinée, du Cameroun, du Malawi, du Kenya, du Togo, et de la Tanzanie a vu ses capacités renforcer à travers un master class sur le thème " le développement personnel et leadership féminin ".

L’objectif de cette formation était de donner aux participantes les clés pour travailler leur confiance en soi. En effet, il est établi que les femmes constituent aujourd'hui l'un des mo¬teurs de la croissance économique. C'est pourquoi, il faut valoriser leurs compétences et leur permettre de s'affirmer, en tant que femme, leader dans l'entreprise. Les outils enseignés leur permettront de devenir des leaders sûres, capables de conduire le changement autour d'elles en renforçant leurs compétences organisationnelles et communicationnelles. Ainsi, cet atelier devra consolider davantage les acquis et en¬richir les connaissances à travers les partages d'expériences.

Le thème " Développement personnel et leadership fémininʺ selon la présidente du Réseau Malien des Femmes Professionnelles de l'Eau et de l'Assainissement (REMAFPEA), Konaré Kadiatou Malinké, vient confirmer la volonté de l'Association Africaine de l'Eau, convaincue qu'il ne saurait y avoir de développement humain durable sans la participation effective des femmes et la valorisation de leurs compétences. Occasion pour elle de rappeler le rôle combien important de la femme dans la promotion de l'eau. Elle rappelle que " l'eau, c'est la vie et la fem¬me donne la vie. Le facteur commun entre les deux, c'est la vie. Et pour mieux vivre, il faut être dans un environnement assaini disposant de régies adéquates qui assurent la dignité humaine à travers !'accès à la santé et à l'hygiène sans lesquelles, le développement n'est pas possible". Mme Konaré reste convaincue que dans un futur proche, il y aura de plus en plus de femmes chefs de division, chefs de service, chefs de département et même Directeurs.

Toute chose qui fera dire au Directeur Général de la SOMAGEP, Boubacar Kane, que l'Association Africaine de l'Eau s'inscrit dans la vision des Nations Unies qui conditionne le développement durable à l'exigence du respect des droits de la femme et l'égalité des chances pour tous. Il témoigne qu'en entreprise, d'après de nombreuses études menées par des sociologues du travail, le leadership fémi¬nin donne l'opportunité d'un nouveau départ à l'entre¬prise et lui offre la possibilité de se reconstruire et de se réinventer pour être plus solide, puissante, juste et efficace. (…)

Fatoumata Mah Thiam KONE, quotidien L'indépendant (Mali)

 Ce 22 Mars 2019 à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau, le Réseau des Jeunes Professionnels de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Environnement de la RDC/Goma a organisé la 1ère Conférence de l’eau de la région du Kivu, placée sur le thème : "Pour l’atteinte des objectifs de développement durable, Ne laisser personne derrière". Plus de 130 personnes, en majorité des jeunes venus de Bukavu (Sud-Kivu), Gisenyi(Rwanda) et Rusthuru, se sont réuni à Goma (Nord-Kivu) à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs pour chercher des solutions aux défis de l’eau dans le Kivu.

‘’Cette conférence s’inscrit aussi dans la matérialisation des engagements pris lors du 3eme Forum des jeunes professionnels africains de l’eau et de l’assainissement auquel nous avons pris part l’année passée à Bamako au Mali, en marge du 19ème congrès de l’association africaine de l’eau. J’ai donc été très content de voir qu’Il y a certains jeunes qui ont postulés à notre formulaire en ligne ; et malgré que la plupart n’aient pas pu effectuer le déplacement à Goma, cela nous a quand même permis à dénicher des jeunes intéressés par nos activités, et avec qui nous pouvons travailler à la réalisation de notre objectif d’étendre le réseau dans toute la RDC’’ a confié monsieur Bashonga, coordonnateur du réseau lors d’une interview exclusive accordée à Kivu Nyota Magazine.

L’activité a été lancée le chef de division du plan et Secrétaire Exécutif du Comité Provincial d’Action de l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (CPAEHA). Plusieurs thématiques ont été abordé dont notamment : ‘’le rôle de la femme face au problème d’eau : difficultés, contribution et perspectives’’, par DFJ (Dynamique des femmes juristes) ; ‘’Eau et conflit’’ (Projet Transaqua : transfert des eaux de l’Ubangi vers le lac Tchad menacé de disparition), par l’UCNDK ; ‘’les activités de la REGIDESO dans la fourniture de l’eau : difficultés et perspectives’’, présenté par le Directeur Provincial de la REGIDESO SA et ancien Président National du Comité des Jeunes Professionnels de l’Eau de la RDC; Et enfin le thème ‘’Eau et économie’’, présenté par la Société PREMIDIS SARL.

S’en est suivie par la projection du film documentaire ‘’la Guerre de l’Eau’’ du réalisateur Sergens Gloire Kabika, membre du réseau.

Au lendemain de la conférence, une délégation des jeunes professionnels, conduite par monsieur Caleb lwimbo et mademoiselle Joelle Kinja, était invitée à l’Institut Français de Goma pour participer à une exposition scientifique organisée par l’UNICEF Bureau de Goma, toujours dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de l’Eau.

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