Mesdames et Messieurs,
La célébration du 08 mars, journée internationale des droits de la femme constitue pour nous une journée mémorable si l’on se réfère à l’histoire, plus particulièrement à l’histoire de la femme.
Au-delà du caractère festif que l’on pourrait lui donner, c’est le moment propice pour faire le bilan de la condition et du positionnement des femmes et affronter de nouveaux défis.
Il me plairait d’attirer notre attention sur une question fondamentale qui concerne non seulement notre organisation, mais aussi la société dans son ensemble : l'investissement en faveur des femmes pour accélérer le rythme vers l'égalité des genres.
Nous sommes convaincus que cet investissement est bien plus qu'un simple impératif moral ; c'est également un choix économique avisé et une nécessité pour le progrès social.
Cet investissement en faveur de la femme se traduit à plusieurs niveaux :
La croissance économique : l’investissement en faveur de la femme dans l'éducation, la formation et l'autonomisation économique des femmes, stimule la croissance économique et favorise l'innovation.
La réduction des inégalités : L'investissement en faveur des femmes contribue à réduire les inégalités sociales et économiques. Un exemple remarquable tel le programme "One Cow per Poor Family" au Rwanda qui fournit des vaches aux femmes chefs de famille dans les zones rurales. En plus d'améliorer leur sécurité alimentaire, cette initiative leur permet d'avoir un moyen de subsistance durable, réduisant ainsi les inégalités économiques et sociales.
Le leadership et la représentation : En encourageant le leadership féminin et en favorisant la présence de la femme dans tous les domaines, cela influence positivement les politiques et les normes sociales et a pour corollaire de réduire les inégalités.
L’engagement communautaire : Les investissements en faveur des femmes doivent également s'étendre aux communautés locales, en encourageant leur leadership et en promouvant le changement social positif. Un exemple éloquent est le programme "Grameen Bank" au Bangladesh, qui renforce l'autonomie économique des femmes tout en stimulant le développement local.
La diversité et l’innovation : Les organisations qui encouragent la diversité de genre dans leurs effectifs sont plus innovantes et compétitives. Un exemple concret est celui de l’entreprise « Salesforce », où la promotion du leadership féminin a renforcé l'innovation et la compétitivité sur le marché.
En conclusion, investir en faveur des femmes est un impératif moral, économique, social et d’équité. Cela nécessite un engagement soutenu de tous les acteurs : des gouvernements aux entreprises, des organisations de la société civile à la communauté internationale.
En travaillant ensemble pour éliminer les obstacles à l'égalité des genres et créer un environnement propice à l'épanouissement de toutes et tous, nous pouvons bâtir un avenir plus juste, plus prospère et plus équitable pour tous.
Notre engagement dans cette cause essentielle ; à savoir l’investissement dans l'autonomisation des femmes et la promotion de l'égalité des genres à travers le monde est le couronnement.
KOFFI Léontine
Dans un monde en marche à la vitesse des mutations politiques, économiques, sociales, environnementales et géostratégiques, les femmes ont eu leur longue marche. Des conquêtes et de nouveaux défis jalonnent ce parcours d’épreuves vers une plus grande autonomisation. A ce niveau, que de pas franchis depuis le 8 mars 1957 ! Que de batailles gagnées pour nous mener, cette année encore, à la Journée internationale de la Femme. Le destin de cette commémoration n’est pas d’entériner une célébration de plus et de glisser des ambitions légitimes dans les plissures de l’oubli. Sa vocation réside plutôt dans l’ensemencement d’idées novatrices et l’impulsion d’une force transformatrice afin de changer qualitativement le quotidien des épouses, sœurs, amies, mères, grand-mères, filles et collaboratrices. En toutes ces figures emblématiques de notre quotidien, que le présent et la postérité ont le devoir de célébrer comme des vecteurs de mieux-être pour les communautés, voyons tout simplement la grandeur de la Femme.!
Le sort de la Femme interpelle les principes de la société démocratique dans laquelle toutes et tous aspirent à l’égalité des chances. Sous ce rapport, du chemin a été fait. Ce parcours est le miroir de nos réussites et des contraintes à lever. Des pas ont été faits pour l’égalité des sexes ou, tout au moins, une amélioration de la condition de la femme. Le propos n’est pas de favoriser une opposition homme-femme qui serait contreproductive dans la co-construction d’un espace d’excellence favorable à l’épanouissement de toutes et de tous. D’ailleurs, nous saluons les résultats obtenus dans cette lutte pour le droit des femmes. Il apparaît, à l’analyse du carnet de bord, qu’il reste, aujourd’hui plus que jamais, des pas significatifs à faire pour rendre les femme plus autonomes afin de leurs permettre :
Les pouvoirs exécutif et législatif sont interpellés, eux qui formulent les textes de loi gouvernant notre action quotidienne. Il est clair que les préoccupations citées ci-dessus sont autant de balises sur le chemin d’une plus grande prise en charge des droits de la femme. En effet, aujourd’hui, plus que jamais, investir dans l’autonomisation des femmes est d’une impérieuse nécessité. C’est la voie royale pour permettre à celles qui n’ont pas un emploi salarié, celles qui ne sont pas instruites, d’aller encore plus de l’avant. Certes, des efforts ont été faits ou sont en train d’être faits. Cependant, l’accélération du rythme, devient un impératif afin que soient faits des pas de géants dans cette recherche d’égalité ou, au moins, d’équité. Servir la femme, c’est prendre soin de la société. Les progrès dans l’autonomisation des femmes profiteront à la famille d’abord et, dans une plus large mesure, à la société. Au final, l’autonomisation permettra de réduire la pauvreté.
Du chemin reste à faire. Il faut le bon tempo à la bonne cause. Cela justifie le recours au vocable « accélérer » très à-propos. Pour accélérer le rythme dans la réalisation de l’égalité des sexes, il faudrait que les financements puissent tenir compte du genre et qu’une part importante de ces financements soit dédiée à l’autonomisation des femmes.
Des bastilles ont été conquises dans la fiscalisation des salaires ici ou l’autorité parentale ailleurs. Force est de reconnaître que des résistances se font jour, corsées qu’elles sont par les murailles psychologiques ou sociologiques. Par exemple, les femmes se battent pour l’accès à la terre. Malheureusement, si accès à la terre il y a, elles utilisent toujours les anciennes méthodes culturales qui pourront certes générer des revenus à la condition de mettre en place les équipements nécessaires. Dans ce cas, elles pourront emblaver des superficies plus importantes, avoir des récoltes plus importantes, avoir plus de revenus et du temps libre pour davantage s’occuper de leurs familles et permettre à leurs filles d’aller à l’école et être mieux éduquées. C’est le cercle vertueux qui décuple et regénère l’ambition qui portera la femme au cœur des initiatives économiques et au sommet des réussites politiques et sociales.
Aujourd’hui, plus que jamais, il devient urgent d’investir dans cette autonomisation des femmes. Cet investissement, plus qu’une nécessité, devient un droit humain et un moyen de mettre fin à la pauvreté qui décélère tout processus d’émancipation sociale, économique et politique.
Le chemin à parcourir est encore long. Cependant, nous les femmes, ne devons pas baisser les bras dans la lutte pour l’égalité des sexes. Notre combat devra être permanent et les résultats escomptés devront profiter à la famille et à la société. Les revenus générés ne devront pas être gaspillées dans des cérémonies mais plus tôt permettre aux femmes de plus en plus d’être émancipées.
Telle est la voie royale de la promotion de modèles de femmes libérées de tous les jougs sociaux et préjugés d’incapacité à dire, à faire et à réussir. Une manière de mettre les compétences de la femme à la fête en permanence et au-delà d’une journée.
Mme Fatou NDIAYE
Présidente du Réseau des Femmes Professionnelles
de l’Eau et de l’Assainissement du Sénégal (RFPEAS)
A l’orée de la journée Internationale des Droits des Femmes, le 8 mars 2024, j’invite toutes les femmes d’Afrique, d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Océanie, principalement celles des secteurs de l’Eau et de l’Assainissement des Sociétés membres de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA /AFWASA), à ne pas commémorer cette date comme un jour de réjouissance mais plutôt un jour de sursaut, d’éveil et de remise en question.
Le chemin à parcourir pour combler le fossé de l’inégalité des genres reste encore à penser bien que des progrès soient enregistrés de 1975 à nos jours.
L’espoir est permis, il suffit d’y croire car avec du courage, de la volonté, l’abnégation, la persévérance et le soutien aidant, nous y arriverons.
Nous y arriverons, en capitalisant les acquis et en s’inspirant de modèles de réussite de Femmes (Entrepreneurs, Dirigeantes, Chercheurs, etc.).
Nous devons agir ensemble, main dans la main, former un tout indivisible, s’accepter, s’épauler, s’entraider pour briser les chaînes de la différence et raccourcir le fossé afin d’être autonomes, épanouies et à même de décider de notre avenir.
"Femme, toute ensemble, nous pouvons valoriser le potentiel qui sommeille en nous et faire bouger les lignes".
A l’occasion de la journée internationale de la femme, l’occasion m’est donnée au nom du Réseau des Femmes Professionnelles de l’Eau, de l’Environnement et de l’Assainissement du Burkina Faso (RFPEEA-BF) de saluer la résilience et la combativité des femmes des quatre coins du monde et d’Afrique en particulier, tout en lançant un appel au renforcement des actions et investissements en leur faveur.
L’eau est source de vie, c’est également la source du bonheur et de l’épanouissement de la mère, de la fille, de la femme et de toute la société.
Nous pouvons donc affirmer qu’investir dans la mobilisation et le traitement de la ressource en eau et la promotion/réalisation des ouvrages d’assainissement pour un environnement sain, c’est investir pour l’épanouissement de la femme, le bien-être de la société.
Bon nombre de femmes sont déjà pleinement engagées pour l’équilibre familial, non seulement elles assurent la corvée d’eau mais elles n’hésitent pas à utiliser leurs petits gains obtenus dans diverses activités où elles s’épanouissent. Il est donc opportun que ces activités soient soutenues avec beaucoup plus d’investissements pour faire de ces initiatives des activités génératrices de revenus, potentiellement transformables en projets de développement.
Pour ce qui concerne le Burkina Faso, plusieurs zones sont actuellement marquées par une forte dégradation de la situation sécuritaire, entrainant des déplacements internes massifs des populations majoritairement composées de femmes et d’enfants. Cette situation a pour corollaire le dépaysement, le désarroi, la précarité, la pauvreté, etc.
Dans ce contexte difficile, presque tous les secteurs de développement sont soumis à une forte pression et celui de l’eau, l’environnement et l’assainissement est touché de plein fouet.
Nous, femmes professionnelles de l’eau, de l’environnement et de l’assainissement au Burkina Faso, en plus des activités régulières de sensibilisation et de plaidoyers pour l’accès des femmes aux services d’eau et d’assainissement, avons pris la résolution en 2024, d’accompagner les femmes en situation difficile, en implantant un projet d’aménagement d’un jardin maraicher pour la promotion de la culture maraichère « bio » sur un terrain d’une superficie d’un hectare (01 Ha) extensible.
Ce projet naissant, estimé à cinq millions (5 000 000) FCFA au démarrage vise l’amélioration des conditions de vie des populations en particulier pour cinquante (50) femmes et filles de manière directe. Il devra donc permettre d’employer des femmes, de renforcer leurs capacités et de les accompagner dans un processus d’autonomisation afin qu’elles puissent subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles.
Cette initiative a été possible grâce à la mise à disposition d’un terrain et d’un point d’eau par l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) et à l’accompagnement financier de l’AAEA pour la formation, l’acquisition du matériel et des semences, etc.
Convaincue que les initiatives, petites et grandes, qui concourent à l’autonomisation des femmes font toute la différence, nous femmes du RFPEEA-BF lançons ce cri de cœur : faisons de l’investissement en faveur des femmes, une priorité car « investir en faveur des femmes, c’est façonner un avenir meilleur pour tous ! »
Célébrer la femme, c’est aussi investir en elle pour le bien de tous !
C’est devenu une tradition ! Le 8 mars de chaque année, le monde marque un arrêt pour « célébrer » la femme. L’année 2024 ne déroge pas à cette règle établie depuis la Résolution 32/142 du 16 décembre 1977 des Nations Unies qui institue la Journée internationale des droits des femmes (JIF). Bien que les origines remontent à bien plus longtemps. Point n’est besoin ici rappeler le contexte historique de cette journée. Les activités organisées autour de cette journée au-delà du caractère festif avec des défilés, portent en général sur le besoin de créer les conditions favorables au plein épanouissement de la femme et sa participation à la vie de l’humanité. C’est également un temps d’arrêt pour le bilan en matière d’égalité de chance homme-femme dans les différents pays.
En décidant de regarder le « verre à moitié plein », l’on note des avancées notoires depuis les premières revendications qui ont conduit à l’institution de cette journée avec les objectifs qu’on lui connaît aujourd’hui. Des concepts se sont succédés pour donner une valeur certaine aux femmes, qu’on retrouve de plus en plus dans des secteurs d’activités inimaginables il y a quelques années encore ; dans des cercles de prises de décision, etc. Même si le nombre reste faible.
Nous refusons de retourner en arrière pour relever les batailles qui ont permis aux femmes d’accéder à un standard mieux une sphère jadis réservée à la gent masculine pour la simple raison que les défis ne sont pas épuisés ! Si beaucoup à force d’arguments et de sensibilisation commencent à avoir une perception différente du rôle de la femme dans le développement d’une nation, d’une société, en commençant par le cercle familial, il n’en demeure pas moins que la tâche reste ardue. Dans ce sens qu’au-delà du dire, il y a le faire. Et ce faire –action- nécessite des moyens aussi modestes soient-ils pour un impact véritable.
Le thème de cette année, « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », illustre fort à propos, ce que nous voulons exprimer. Le monde est en pleine mutation. Dans de nombreux pays, la situation humanitaire en raison des conflits ; l’instabilité économique voire les bouleversements climatiques, bien qu’elles soient au cœur des préoccupations globales, touchent davantage les femmes.
Contrairement aux années antérieures, les femmes sont davantage conscientes qu’elles peuvent contribuer efficacement à l’avènement d’un monde meilleur. Elles regorgent de solutions qui ne demandent qu’à éclore. Mais, la plupart du temps, elles font face à un obstacle majeur : l’investissement ! Leur autonomisation ! Il n’est point question pour nous de parler d’une égalité de sexe. L’homme et la femme ne seront jamais égaux. Les dés sont pipés déjà sur le plan physiologique. En tant que femme, on a des réalités que les hommes n’ont pas ! vice-versa !
Nous parlons d’une égalité en termes de droit : Le droit d’accès à une éducation de qualité ; le droit d’accès au financement pour la mise en œuvre des projets ou start-up portés par des femmes ; et bien d’autres droits comme celui de l’accès à la terre que nous n’évoquerons pas. A ce niveau, la mayonnaise tarde à prendre. Quand elles existent, les législations sont certes « asexuées », mais la plupart du temps, elles « bug », faute de suivi ou en raison d’un suivi très peu rigoureux.
« Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », ce thème est plus qu’interpellateur. Il invite à notre sens à sortir des traditionnelles sessions scientifiques, des colloques, des panels…organisés en cette occasion pour se mettre en action ; pour véritablement implémenter les résolutions et autres recommandations qui en sont issues.
Il y a des avancées, mais il faut aller plus vite au risque de perdre les acquis ! Tout doit être pensé dans une perspective genre ! C’est-à-dire en intégrant plus que par le passé, les spécificités ! La journée internationale de la femme donne l’occasion de célébrer la femme, ses réalisations économiques, politiques et sociales. Cependant, il faut garder à l’esprit que célébrer la femme, c’est aussi investir en elle pour le bien de tous ! Ceci n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse !
En cette Journée Internationale des Droits de la Femme 2024, où le monde entier rappelle l'importance vitale d'investir dans l'autonomisation des femmes et de promouvoir l'égalité des genres à tous les niveaux de la société, nous nous sentons plus concernées à redoubler d’ardeur pour faire pleinement valoir nos droits.
Car, investir dans l’autonomisation des femmes se doit d’être une priorité surtout dans un monde où le pourcentage féminin est de plus en plus croissant. Ceci passe par le renforcement des capacités des femmes, leur accès à l’éducation, aux opportunités économiques et politiques, à la sécurité et à la prise de décision dans toutes les sphères de la vie. Lorsque les femmes sont autonomisées, les communautés et les nations prospèrent.
En outre, la promotion de l’égalité genre dans le secteur de l’eau et de l’assainissement apporte des solutions tangibles à toutes les parties prenantes notamment aux femmes ; en ce sens qu’elle permet non seulement d’améliorer l’efficacité et la durabilité des projets, mais aussi de réduire la pauvreté, de renforcer la résilience communautaire et de promouvoir le développement durable.
Alors, ensemble engageons-nous à créer un monde où les femmes sont pleinement reconnues, valorisées et impliquées dans la gestion de l'eau et des services d'assainissement !
Mouminatou ADJIBI,
Nous avons le plaisir de vous présenter les récipiendaires de la bourse de recherche du programme ''EMPOWERWASH-Africa'' ou ''Systèmes WASH autonomes au niveau des communes en Afrique' pour l'année académique 2023-2024.
L’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), avec le soutien de la Fondation Conrad N. Hilton (CNHF), met en œuvre un programme intitulé " Des systèmes WASH autonomes au niveau des communes en Afrique (EMPOWERWASH-Africa)". Ce programme vise à (i) soutenir une meilleure compréhension par l'AAEA des systèmes WASH au niveau communal afin d'identifier les lacunes et les défis pour améliorer la performance de la prestation de services, ii) améliorer les systèmes WASH au niveau des communes rurales à travers le partage des connaissances et des meilleures pratiques par le biais d'une approche d'apprentissage entre pairs et iii) soutenir la création de nouvelles connaissances et la diffusion des meilleures pratiques par le biais de petites subventions et de la Communauté de praticiens (CoPs).
C'est dans cette optique que l'AAEA a lancé un appel à candidature pour 10 bourses de recherche au profit de jeunes professionnels africains de l'eau et de l'assainissement. Les bénéficiaires visés sont des étudiants en licence, master et des ingénieurs en dernière année de formation. Chaque bourse, d'une valeur maximale de 1 000 USD (mille dollars américains), permettra de mener des travaux de recherche sanctionnés par un rapport scientifique sur un thème lié à l'eau, l'assainissement et l'hygiène en milieu rural.
A l'issue de la sélection, les candidats dont l'identité figure sur le prospectus ont été retenus.
L'AAEA leur adresse ses sincères félicitations et leur souhaite bonne suite dans leurs travaux.
Des grandes avancées ont été faites dans le cadre de la promotion des femmes au cours des dernières décennies. Dans nos pays, avec un ministère chargé de la gestion des questions relatives au genre et les actions de plusieurs organisations non gouvernementales, les femmes disposent d'un cadre idéal pour faire valoir les droits qui leur sont conférés par la loi et bénéficie d'un appui pour entreprendre.
L'autonomisation des femmes et l'égalité des droits sont des questions délicates dans toutes les sociétés, c'est pourquoi, l'approche appropriée devra prendre en compte quelques facteurs qui contribuent à ralentir l'évolution vers une égalité des genres, ces facteurs essentiellement d'ordre social, culturel et environnemental sont des défis à relever malgré la nécessité d'accélérer le processus. Toutefois, avec les efforts de sensibilisation, ces difficultés sont en mesure d'être surmontées.
Cela dit, la gente féminine doit aussi cultiver une "solidarité du genre", les femmes de toutes les couches sociales, quelques soient leur secteur d'activité ou leur statut matrimonial doivent converger vers une cause commune qui est la lutte pour l'égalité des droits et l'autonomisation.
Aujourd'hui, il est nécessaire et urgent d'accélérer le processus, le monde se portera mieux si nous mettons fin aux inégalités pour que les hommes et les femmes interagissent en complémentarité dans le respect des règles et des droits consacrés par chaque pays.
Journée Internationale de la Femme dont le thème est « Investir en faveur des Femmes, accélérer le rythme » doit être une préoccupation majeure des dirigeants de tous les pays pour renforcer la productivité et booster l’économie.
Cette journée est l’occasion idéale de faire une mise au point du parcours des femmes, de les remercier et de leurs accorder l’attention qu’elles méritent pour leur combat au quotidien. Qu’est- ce qui est fait ? Qu’est- ce qui doit être fait ? Et qu’est-ce qui reste à faire ?
La Femme étant le 1er facteur de développement économique et humain, jouant un rôle indispensable dans toutes les sociétés, il importe donc de mettre toutes les chances de son côté pour son épanouissement personnel et le développement des nations.
Le 1er drame de la femme, c’est bien la dépendance financière, c’est elle qui la réduit au plus bas niveau, ce qui la rend sujette à tous les maux dont elle souffre aujourd’hui comme les harcèlements sexuels, les coups et blessures, les viols, les violences psychologiques, les abandons, les féminicides, les emplois précaires et mal rémunérés, l’impossibilité d’agir à sa guise, les mariages forcés, le refus d’accéder aux terres et aux emprunts,…etc.
Que les politiques sachent que l’autonomisation des femmes est le moyen le plus efficace pour parvenir au développement. Elles doivent développer des stratégies pour soutenir et accompagner les femmes dans le secteur formel comme informel.
Mettre en place des indicateurs de performance clés pour suivre l’ascension des femmes et de ne pas se focaliser uniquement sur le quota (nombre de femmes dans les structures…)
Il faut résorber le fossé qui existe depuis la base afin de corriger les inégalités et promouvoir l’égalité des genres qui est un objectif fondamental et un atout pour l’économie.
L’impact d’un forage, d’une plateforme multidimensionnelle, d’un moulin, d’un micro-barrage, de toilettes adéquates, de micro-crédits permettra de donner davantage de temps aux filles d’être au même niveau d’étude que les garçons depuis le bas-âge. Elles éviteront ainsi les abandons de classes pendant leurs menstrues, la recherche de l’eau potable à des kilomètres, le mariage précoce ou forcé…etc. et elles pourront se consacrer sérieusement à leurs études et se fixer des objectifs pour de lendemains meilleurs.
Cet impact donnera aussi davantage de temps aux femmes à s’occuper de manière positive aux activités génératrices de revenus et au bien-être de la famille toute entière.
Ainsi, les femmes pourront utiliser leurs différents talents et leurs compétences pour accroître l’économie, réduire la pauvreté, améliorer la santé et l’éducation des enfants.
Les autorités doivent investir dans des projets et programme d’accès aux marchés, aux emprunts et d’aides aux femmes.
Il faut donc encourager les femmes à oser, à sortir de l’ombre où on les a trop cantonnées, à s’élever à force de travail, de persévérance, de formation et d’abnégation.
Les mentalités et les pratiques doivent changer et évoluer pour plus d’égalité de chance.
Les femmes doivent s’affirmer par leur volonté de réussir, elles doivent savoir ce qu’elles veulent et persévérer jusqu’à la réalisation de leur objectif.
Il faut que les femmes arrivent toujours à se surpasser, à se réinventer en explorant tous leurs talents, leurs potentialités en visant très loin.
Quand les femmes décideront, rien ne pourra les arrêter et elles changeront l’ordre du monde en un monde meilleur !
Bonne fête à toutes les femmes et à nos moitiés, les hommes !
Chers Membres,
Chers Amis,
C'est avec regret que nous vous informons que notre 22e Congrès International et Exposition, initialement prévu du 18 au 22 février 2024 à Conakry, République de Guinée et qui avait été reporté à la suite d’un cas force majeure, est finalement annulé.
En effet dans la nuit du 17 au 18 décembre 2023, une explosion d’un dépôt de carburant est intervenue à Conakry entrainant de nombreux décès, des blessés et d’importants dégâts matériels, ainsi qu’un nombre considérable de déplacés. Face à cette situation, le Gouvernement de la République de Guinée à travers le Ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, a adressé une correspondance à l’AAEA, le 2 janvier 2024, pour solliciter un report de l’événement.
Le 9 janvier 2024, le Comité de Direction de l’AAEA, en accord avec la Société des Eaux de Guinée (SEG), l’hôte du Congrès, a décidé de diligenter une mission sur place afin de rencontrer les autorités et évaluer la situation. Au terme de la mission, les deux parties ont conclu de l’impossibilité d’organiser un événement de l’envergure des Congrès de l’AAEA cette année, et ont décidé de son annulation pure et simple.
Nous nous excusons sincèrement encore une fois auprès de nos membres, partenaires, amis, pour tout inconvénient que cette annulation causera et vous donnons rendez-vous pour notre prochain Congrès prévu du 17 au 20 Février 2025 à Kampala en Ouganda.
Nous nous remercions infiniment pour votre compréhension face à ce cas de force majeure.
Cordialement.
Le Directeur Exécutif
Olivier GOSSO