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Nzickonan Stéphanie

Nzickonan Stéphanie

Du 24 avril au 6 mai 2023, l’AAEA a organisé un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la gestion des boues de vidange du Burkina Faso.  Ce sont environ 80 vidangeurs mécaniques, manuels, gestionnaires d’entreprises, des villes de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou qui ont bénéficié de cette formation.

L’objectif était d’enseigner à ces acteurs de la vidange, les meilleures pratiques de leur métier, celles qui préservent leur santé et l’environnement, la maintenance des véhicules de vidange, les dispositions sanitaires et sécuritaires à observer, les équipements adéquats pour pratiquer le métier et la gestion administrative et financière de leur entreprise. Le but étant la professionnalisation de leur activité, la délivrance de services de qualité et un meilleur regard de la population sur leur activité.

Pour Ousseini Ouédraogo, Secrétaire Général de l’Association des vidangeurs de Bobo, la formation va changer la manière de faire des vidangeurs du Burkina Faso : ‘’nous avons appris entre autres que pour notre santé et pour celle de la population, nous devons arrêter le dépotage sauvage. Nos produits doivent être dépotés à la station de traitement des boues de vidange. Nous avons appris également que lors de la vidange, il faut séparer les eaux usées des boues fécales. Enfin que notre métier sera apprécié de la population seulement si nous le valorisons et cette valorisation doit passer d’abord par le port de tenue vestimentaire propre lorsque nous nous présentons devant un client’’.

Il a exprimé le vœu que tous les vidangeurs du Burkina Faso puissent bénéficier de cette formation. Mais en attendant, il prévoit une restitution aux membres de son association.

Rappelons que cet atelier de formation s’intègre dans un programme financé par la Fondation Bill and Melinda Gates via le Cabinet EDE/TA Hub dont l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement est le principal bénéficiaire. Il a été conduit par l’AAEA en collaboration avec son Partenaire Régional de Mise en Œuvre (PREMO), le Centre des Métiers de l’Eau (CEMEAU) du Burkina Faso.

L’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement porte à la connaissance de ses membres et de toute la communauté des acteurs du secteur de l’Eau et de l’Assainissement, que les 91es assises de son Conseil Scientifique et Technique (CST) auront lieu du 3 au 5 juillet 2023 à Johannesburg, en Afrique du Sud, sous le thème " De l’AAE à l’AAEA : Quelles structures de gouvernance et de management pour booster la performance du secteur Eau-assainissement en Afrique.

Ces assises qui se tiennent sous l’égide de Rand Water et Water Research Commission, se dérouleront en parallèle avec le salon IFAT, le plus grand salon des industriels Allemands du secteur de l’eau et de l’assainissement.

Cette réunion du CST qui se tient dans un contexte de restructuration de l’Organe, sera marquée entre autres par la mise en place effective du Nouveau Conseil Stratégique et Technologique, en remplacement du Conseil Scientifique et Technique, et par le lancement des appels à propositions des comités de spécialistes.

Par la présente, l’AAEA invite l’ensemble des acteurs ainsi que tous ceux qui s’intéressent au développement du secteur de l’eau et de l’assainissement sur le continent, à marquer leurs agendas afin de participer à ce rendez-vous d’échanges autour des enjeux de l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.

Le lien d’inscription ainsi que l’agenda vous seront communiqués dans les meilleurs délais.

Dans le cadre du programme TA Hub financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) a été sélectionnée pour le renforcement des capacités des acteurs de la gestion des boues de vidange du Burkina Faso. Ce sont environ 80 acteurs des villes de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou qui bénéficieront de cette formation qui démarre ce 24 avril jusqu’au 6 mai 2023.

Le Partenariat Germano-Africain pour l'Eau et l'Assainissement (GAPWAS) est un projet de coopération entre l'Association Africaine pour l'Eau et l'Assainissement (AAEA) et le Partenariat Allemand pour l'Eau (GWP), financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) par l'intermédiaire de sequa gGmbH. L'un des objectifs de GAPWAS est de faciliter les ateliers conjoints ainsi que les échanges techniques et entre pairs, et de favoriser les contacts entre les membres de GWP et de l'AAEA.

Le présent concept contribue à ces objectifs en combinant l'expertise des experts allemands et africains dans le domaine de l'eau et de l'assainissement sous la forme d'un atelier interactif organisé conjointement pour les membres des deux associations. L'identification conjointe des thèmes de l'atelier et la possibilité de poser des questions soulignent l'intention mutuelle d'aborder et de partager les connaissances sur les défis et les besoins réels des membres de l'AAEA et de contribuer ainsi à l'amélioration de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement dans la région.

L'atelier est organisé en ligne pendant deux heures et a lieu tous les deux ou trois mois. Chaque atelier est organisé autour d'un thème technique spécifique avec deux experts membres du GWP et deux experts issus des membres ou du réseau de l'AAEA.

Demandez aux experts - 6e édition 

La 6e édition de la série "Ask the experts" sera organisée le 25 avril 2023 à 10h00 UTC (heure d'Abidjan) et le sujet à traiter sera :

"Valoriser les produits dérivés du traitement des eaux usées domestiques et industrielles".

Les eaux usées contiennent des ressources essentielles dont la valeur est de plus en plus appréciée. Avec l'acceptation et le soutien au niveau mondial de l'adoption du paradigme de l'économie circulaire, le terme anglais « wastewater » (« eaux résiduaires ») est souvent remplacé par « used water » étant déjà utilisé en français (« eaux usées »). Les ressources autrefois "gaspillées" que sont l'eau, l'énergie et les nutriments deviennent de plus en plus chères et/ou rares.

Par conséquent, les systèmes actuels de traitement des eaux usées doivent être planifiés à partir de la fin : qui a besoin de réutiliser l'eau, l'énergie et les nutriments traités et qui s'engage à le faire ? Quelles sont les qualités et les quantités nécessaires ? Ces informations guideront le processus de conception, c'est-à-dire où et comment les eaux usées sont collectées et traitées et les technologies correspondantes.

Les experts invités présenteront et discuteront deux cas :

  1. Traitement et réutilisation des eaux usées industrielles en Éthiopie du point de vue allemand et africain, le premier en tant que fournisseur de technologie, le second en tant qu'expert de recyclage.

  2. Le traitement et la réutilisation des eaux usées domestiques dans le cadre d'un partenariat entre les opérateurs de l'eau de Brême (Allemagne) et leurs homologues de la ville de Windhoek (Namibie)

1.1 Réutilisation des boues excédentaires provenant du traitement des eaux usées industrielles en Éthiopie

La capitale d'Addis-Abeba a créé de nouveaux parcs industriels. Les eaux usées du parc textile sont traitées dans une station dédiée à cet effet. Les boues excédentaires produites contiennent encore des contaminants industriels et ne conviennent donc pas à une réutilisation agricole. Cependant, une cimenterie voisine a constamment besoin de combustible. Les experts décriront et expliqueront comment un processus de séchage solaire est appliqué avec succès pour produire une boue contenant 90 % de matière sèche, prête à être co-incinérée dans la cimenterie comme combustible énergétique renouvelable. Le projet a été rendu possible et financé par la facilité GIZ DeveloPPP.de.

2.1 Réutilisation de l'énergie et de l'eau provenant du traitement des eaux usées domestiques en Allemagne et en Namibie

La station d'épuration de la ville hanséatique libre de Brême a adopté la digestion anaérobie de ses boues excédentaires et la production d'électricité à partir du biogaz capturé pour alimenter ses unités de soufflage pour le processus de boue activée dès 1969. Depuis 2016, la station d'épuration - l'un des plus gros consommateurs d'énergie dans de nombreuses villes du monde - est entièrement neutre sur le plan énergétique, grâce à un certain nombre de mesures supplémentaires prises au fil des ans.

La ville de Windhoek est située dans un climat désertique, avec des précipitations annuelles moyennes d'environ 360 mm et une évaporation annuelle de 3 400 mm. Elle est connue pour avoir commencé à réutiliser une partie de ses eaux usées domestiques traitées pour la production d'eau potable dès 1969. Au fil des ans, ses installations de traitement et de récupération des eaux usées à des fins de consommation ont été modernisées afin de faire face à une population qui est passée de moins de 100 000 habitants en 1980 à plus de 430 000 en 2020.

Outre le partage de faits et de chiffres impressionnants concernant la réutilisation de l'eau, de l'énergie et des nutriments à Brême et à Windhoek, les experts partageront des éléments importants de leur apprentissage de l'exploitation quotidienne des stations d'épuration, par exemple la compréhension des performances de la station à différentes étapes du processus de traitement à l'aide du prélèvement et de l'analyse d'échantillons en vue de bilans C-N-P systématiques.

Cliquez ici pour vous inscrire

Téléchargez le prospectus ici

Une délégation de l'Association Africaine de l'Eau et de l'Assainissement (AAEA), conduite par son Directeur Exécutif M. Sylvain Usher, séjourne du 12 au 14 avril 2023 à Conakry, en Guinée, dans le cadre des préparatifs du 22e Congrès International et Exposition de l'AAEA. L’objectif de cette mission est d’apporter un appui au Comité Local d'Organisation (CLO), et de partager les expériences en vue de la réussite de l’événement.

Au cours des échanges, le président du CLO, M. Camara Aboubacar, Directeur Général de la Société des Eaux de Guinée (SEG), a salué la décision de l’AAEA de confier l’organisation de son 22e Congrès à son pays, ‘’en dépit de la situation exceptionnelle qu’il traverse’’.

C’est le signe de la confiance que vous avez en nous, et nous sommes déterminés à vous prouver que nous pouvons relever le défi, a dit M. Camara. La Guinée est appelée ‘’le château d’eau d’Afrique’’ à cause de son immense potentiel hydrique. Cependant, l’accès des populations à la ressource demeure un défi. L’organisation de ce congrès permettra à la population de comprendre que la question de l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, est au cœur des préoccupations des autorités de ce pays, et qu’elles mettent tout en œuvre pour y remédier’’ a poursuivi le Directeur Général de la SEG.

Le Directeur Exécutif de l’AAEA, Sylvain Usher, s’est quant à lui réjoui de la détermination de la Guinée à organiser l’événement. Il a réaffirmé sa confiance dans l’équipe et dans sa capacité à mener à ‘’bien toutes les activités et faire de ce congrès un succès éclatant’’.

La séance d’échanges a été suivie d’un partage d’expérience sur l’organisation du 21e Congrès de l’AAEA qui s’est tenu en février 2023 à Abidjan, puis des séances de travail des différents sous-comités et enfin de la visite du Palais du Peuple de Guinée où se tiendra le Congrès.

Notons qu’au cours de ce premier jour de mission, M. Sylvain Usher a été reçu en audience par le Ministre de l’Energie de l’Hydraulique et des Hydrocarbures Guinée, Aly Seydouba Soumah, à qui il a présenté l’AAEA et le Congrès, puis demandé son implication personnelle et celle de son ministère dans l’organisation de l’événement.

Tous donc en Guinée Conakry, du 18 au 22 février 2024 pour le 22e Congrès International et Exposition de l’AAEA .

 

Fiche Technique

Lien d'inscription : https://training.afwasa.org/formation/registration/form-training/104 

 

Domaine

Exploitation réseau d’eau potable

Activités

Amélioration du rendement

 

Module

Optimisation du rendement du réseau d’eau potable par des approches techniques-commerciales et juridiques

Code 

 
 

Objectif général

Améliorer les performances de la société d’eau

 

Objectifs opérationnels

A l’issue de cette formation les participants seront capables de :

·       Comprendre tous les aspects physiques, commerciaux et juridiques de l'eau non facturée.

·       Auditer l'ENF d'un réseau de distribution d'eau potable

·       Sectoriser un réseau d'eau potable

·       Gérer les pressions sur un réseau d'eau potable

·       Détecter les fuites sur un réseau d'eau potable

 

Contenu

Le contenu ci-dessous sera développé afin d’atteindre les objectifs cités ci-dessus.

·       Analyse institutionnelle, administrative, technique et commerciale d'une compagnie des eaux

·       Bilan hydraulique

·       Pertes physiques

·       Pertes commerciales

·       Gestion de la pression

·       Etalonnage des compteurs à distance

 

Durée

30 h (5 jours) prévoir la visite de terrain et d’un service commercial

 

Public cible

Directeurs généraux des compagnies d’eau, Directeurs techniques et commerciaux des compagnies d’eau, Exploitants de réseaux d'eau potable, Techniciens de réseau, Responsable de la clientèle, de la facturation et des ventes, conseillers juridiques des sociétés d’eau

 

Prérequis

Expériences variées dans la gestion de l’eau potable

Cliquez sur le lien pour vous inscrire

 

La Conférence des Nations Unies consacrée à l’examen approfondi à mi-parcours de la réalisation des objectifs de la Décennie internationale d’action sur le thème « L’eau et le développement durable » (2018-2028) a réuni, du 22 au 24 Mars 2023 à New york,  des chefs d’État et de gouvernement, des ministres et des parties prenantes de tous les secteurs, pour évaluer ensemble des objectifs convenus au niveau international, notamment l’objectif de développement durable no 6 du Programme 2030 pour un avenir plus juste qui vise à assurer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous.

La conférence a été marquée par des événements spéciaux, des événements parallèles, des sessions plénières mais aussi par des dialogues interactifs.

L’AAEA a le plaisir de partager avec vous les recommandations des Dialogues Interactifs 

Cliquez ici pour voir les documents.

La Conférence des Nations Unies sur l’eau s’est achevée ce vendredi, après trois jours de débats, par l’adoption d’un Programme d’action pour l’eau dans lequel les Etats membres s’engagent à accélérer les progrès vers l’objectif visant à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau.

Voici la déclaration du Secrétaire Général de l’ONU

Monsieur le président,

Excellence,

Chers collègues,

Chers amis

Je remercie sincèrement les pays bas et le Tadjikistan d’avoir co-organisé cette conférence, une conférence charnière, à mi-parcours de la décennie d’action pour l’eau. Je remercie également le président de l’assemblée générale, ainsi que les représentants des gouvernements à tous les niveaux, qui ont participé, je remercie aussi les scientifiques, le monde universitaire, les peuples autochtones, l es groupes de la société civile, les membres du secteur privé et les jeunes qui se sont joint à nous. Ensemble, votre vision ambitieuse et votre attachement à l’action et à la transformation nous propulse vers un avenir durable, équitable, inclusif, et sur le plan hydrique, pour les peuples et la planète.

Cette conférence a dévoilé une vérité centrale : en tant que bien commun mondial, le plus précieux pour l’humanité, l’eau nous unit tous et toutes.  Cela coule à travers différents défis mondiaux, l’eau c’est la sante, l’assainissement, l’hygiène, la prévention des maladies, l’eau c’est la paix, l’eau c’est le développement durable, c’est la lutte contre la pauvreté, c’est le fonctionnement des systèmes alimentaires, c’est la création d’emploi et de prospérité. L’eau, ce sont les droits humains et l’égalité de genres. C’est pourquoi l’eau doit se trouver au cœur des entreprise politiques mondiales. Tous les espoirs de l’humanité pour l’avenir, dépendent d’une manière ou d’une autre, de la création d’un nouveau cadre fondé sur la science, afin de donner corps au programme d’action pour l’eau. Ces espoirs dépendent de la réalisation des engagements inclusifs axés sur l’action, et changeurs de donnes, formulés par les états membres lors de cette conférence. Cela signifie de renforcer la place de l’eau en tant que droit humain fondamental. Cela signifie de réduire les pressions exercées sur le système hydraulique et de garantir des décisions et des politiques intelligentes. Cela signifie de mettre au point des systèmes alternatifs nouveaux, afin de réduire l’utilisation non durable de l’eau dans la production alimentaire et l’agriculture ; cela signifie de mettre au point et de mettre en œuvre un nouveau système hydrique mondial afin d’orienter les plans et priorités d’ici à 2030. Cela signifie d’intégrer une approche réunissant eau, écosystème et climat afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela inclut aussi de mettre au point des infrastructures, des stations d’épuration des eaux usées résilientes, et de garantir à chacun le droit d’être protégé grâce à des systèmes d’alerte rapide contre les catastrophe d’ici 2027. Cela signifie de continuer de combattre pour la justice climatique, et pour la santé afin de réduire le réchauffement climatique et de le limiter à 1,5 degré Celsius. Cela signifie d’accélérer considérablement la mobilisation des ressources et des financements, dans la capacité des pays à atteindre l’ODD6. Différentes mesures de suivi sont en cours d’examen notamment la nomination tel que recommandé, d’un envoyé spécial pour l’eau afin de mettre au premier plan l’importance de l’eau en vue du sommet sur les ODD en septembre et du sommet pour l’avenir en 2024.

J’attends avec intérêt d’examiner notre progrès lors des réunions de haut niveau en juillet et je peux vous assurer le soutien du système des nations unies à toutes les étapes.

Il ne peut y avoir de développement durable sans eau. A l’heure ou cette conférence historique touche à sa fin, réaffirmons notre engagement au service de notre avenir commun. Prenons à présent de nouvelles mesures pour bâtir un avenir ou l’eau sera garantie pour tous. Une fois de plus, je remercie les pays bas, le Tadjikistan ainsi que le président de l’Assemblée Générale, pour leur leadership.

Vous avez rassemblé le monde afin de résoudre le défi de l’eau et de renforcer la collaboration internationale autour de cette ressource vitale, et je remercie toutes celles et tous ceux qui ont abreuvé cette conférence de leurs idées, et contribué à l’élaboration d’un programme d’actions pour l’eau.

Maintenant, c’est le moment d’agir

La Conférence des Nations Unies sur l'eau, qui se tient à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, s'est ouverte le mercredi 22 mars 2023,  au siège de l’ONU, à New York.  Plusieurs Chefs d’Etats et de gouvernements, des ministres, des organisations de la société civile, dont l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), prennent part à cette rencontre dont le thème est : ‘’accélérer le changement’’.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire Général de l'ONU, António Guterres, a souligné que l'eau est un droit humain et qu'elle est à la base de tout effort de développement tendant à façonner un avenir meilleur.

« Mais l’avenir de l’eau est compromis », a-t-il averti. « Nous drainons l’humanité de sa substance vitale par la surconsommation vampirique et l’utilisation non durable que nous faisons de l’eau, et nous provoquons son évaporation en réchauffant la planète. Nous avons brisé le cycle de l’eau, détruit les écosystèmes et contaminé les eaux souterraines».

António Guterres a appelé les décideurs participants à la réunion, à trouver des solutions révolutionnaires à la crise mondiale de l'eau.

Il a invité à un investissement massif dans les systèmes d’eau et d’assainissement et à faire de la résilience une priorité. ‘’ Nous ne pouvons pas faire face à cette urgence du 20è siècle avec des infrastructures d’un autre âge. Cela demande d’investir dans les canalisations, les infrastructures de distribution d’eau et des stations d’épuration qui sont résilientes face aux catastrophes. Cela nécessite de nouveaux moyens de recycler et de conserver l’eau … cela nécessite d’envisager de nouveaux partenariats publics-privés dans nos activités’’. a dit le Secrétaire Général.

Dans son allocution, le Président de l'Assemblée Générale des Nations Unies, Csaba Kőrösi, a pour sa part appelé à des politiques intégrées d'utilisation des terres, de l'eau et du climat, qui feraient de l'eau « un levier d'atténuation et d'adaptation au climat », qui renforceraient également la résilience, tant pour les personnes que pour la nature, et lutteraient contre la faim croissante dans le monde.

‘’L'eau qui coule librement dans les rivières, a-t-il dit, qui traverse les frontières et qui est distribuée sur l'ensemble de la planète fait aujourd'hui cruellement défaut… Nous avons urgemment besoin d’arrêter de polluer l’eau ; sécuriser l’eau devrait être notre priorité. Nous devons garantir l’accès à l’eau potable et un assainissement adéquat à tous, c’est un droit humain et une question de dignité. Il a appelé à un travail collaboratif pour renforcer les parties prenantes et les Etats.

Pour la présidente du Conseil Economique et Social de l’ONU, Lachezara Stoeva, l’accès à l’eau et à l’assainissement restent encore une aspiration pour des millions de personnes dans le monde, particulièrement dans les pays pauvres et les communautés marginalisées. ‘’Il est clair que des actions sont nécessaires, et elles le sont maintenant !’’ a-t-elle indiqué. ‘’Nous avons besoin d’un agenda ambitieux pour l’eau, si nous tenons à atteindre les Objectifs de Développement Durables’’. Pour ce faire, Lachezara Stoeva préconise l’inclusion de tous, ‘’y compris les communautés marginalisées et les femmes qui passent 2 millions d’heures par jour à chercher de l’eau’’, dans les recherches de solutions et les décisions relatives à l’eau. Ensuite, elle recommande la formation et le renforcement des capacités à tous les niveaux sur l’eau, l’accroissement des financements, le partenariat public privé et enfin le plaidoyer, pour que l’eau et l’assainissement soit inscrits dans les agendas des Etats.

Notons que la conférence des nations unies sur l’eau est co-organisé par le Royaume des Pays-Bas et le Tadjikistan. Elle prendra fin le 24 mars prochain.

En marge de la conférence des Nations Unies sur l’Eau qui se tient à New York, l’AAEA a signé une convention de partenariat avec l’Association Européenne de l’Eau. Ce partenariat vise à consolider et renforcer les relations entre les deux entités dans le domaine du plaidoyer, du renforcement de capacités, du partage de connaissances, des approches et des opportunités.

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